Comment exporter les notes d'iBooks ?

De ORSWiki
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Pour exporter les prises de notes dans un livre au format ePub de l'application iBooks sur l'iPad d'Apple, il faut d'abord sélectionner l'icône graphique "Table des matières" à coté de l'icône Bibliothèque en haut à gauche de la page (toucher une fois la page pour faire apparaître ces menus). Ensuite sélectionner l'icône NOTES, puis sélectionner l'icône graphique Partage (en haut à droite de la page). Puis (et c'est là qu'il faut aller à l'encontre de l'intuition !), sélectionner "Modifier les notes". Ensuite sélectionner l'icône "Tout sélect." en haut à gauche. Puis sélectionner l'icône Partager et "Envoyer par courrier", et voilà !

Rendu à ce point, vous avez les notes avec assez d'information pour les utiliser, dans un courriel ; par contre vous ne pouvez pas envoyer le livre annoté lui-même, ce qui signifie... que vous allez devoir ressaisir vos notes pour cette fois pouvoir travailler vraiment, sur votre bon vieux PC je veux dire, c'est-à-dire effectuer une prise de notes en utilisant le mode révision de Word, ce qui vous permettra d'envoyer votre livre annoté à quelqu'un d'autre (une fois toutes les notes approuvées, le livre passe automatiquement en version finale corrigée).

La fonction partage d'iBooks ne partage que le lien de téléchargement sur iTunes, sans les notes, et si le livre ne vient pas d'iTunes, seule l'icône du livre avec son titre est partagé, en tout et pour tout, ce qui est ridiculement inutile !

Par rapport à une simple liseuse, l'application iBooks facilite considérablement la prise de notes, au niveau de l'ergonomie (sauf si le livre devient volumineux). Cependant, pour aller jusqu'au bout du gain de productivité du livre tout numérique, il faudrait bien sûr inclure un mode révision aussi pratique que celui de Microsoft Word. De plus, la prise de notes est réservée au format ePub, elle n'est pas proposée par exemple pour le format pdf (pourtant un mode prise de note en mode dessin sur pdf aurait été le bienvenu, comme sur une liseuse classique). Mais le format pdf n'est pas mis en avant : par exemple pour la lecture de livres anciens en mode image, il faut utiliser un autre lecteur pdf (PDF Reader Lite - iPad Edition de Kdan Mobile Software LTD), de façon à pouvoir tourner les pages tout en conservant le zoom, et en facilitant la navigation régulière au sein d'une grande page (dans les autres applications, c'est franchement rébarbatif de devoir zoomer et déplacer la fenêtre de lecture à la main à chaque page ; avec une simple liseuse A4 classique, à encre électronique, cela est bien sûr prévu).

Conclusion : Si Microsoft sort une tablette équivalente à l'iPad, il aura encore une bonne longueur d'avance sur Apple, en ce qui concerne la bureautique et la relecture de document, grâce au mode révision de Word (qui est abouti depuis plus de 10 ans). Or, si Apple n'a pas implémenté le véritable partage de document, ce n'est pas pour une raison technique mais de politique de fermeture (et d'incitation commerciale). Pourtant, il aurait suffit de distinguer les livres protégés ou pas : les livres téléchargés sur iTunes seraient marqués comme protégés par défaut, et lors de la première prise de notes, il suffirait de rappeler à l'utilisateur qu'il ne pourra pas exporter le livre annoté, mais seulement ses notes. Et pour les livres libres de droit, offrir la possibilité de partager le livre annoté lui-même (quoique le format ePub n'est pas un format d'édition mais bien un format de publication, ce qui veut dire qu'il faudrait trouver le moyen technique de réinjecter les notes dans le format d'édition cette fois, ce qui peut éventuellement être assez délicat, et la relecture ne peut concerner que le texte lui-même, et non sa présentation, qui est plus ou moins réorganisée automatiquement, selon les options de lecture choisies). Du point de vue ergonomie de iBooks, il manque aussi l'information comme quoi un pdf ne peut être annoté : on perd du temps à chercher le fameux menu Note, sans comprendre qu'il ne sera proposé que pour les format ePub.

En tout cas, cette amélioration pour l'iPad ne viendra pas de Microsoft, qui a décidé finalement de ne pas proposer sa suite MS-Office sur iPad, pour éviter de concurrencer sa propre tablette, ce qui n'est pas un calcul forcément judicieux : si Microsoft lui-même doute de sa technologie au point de craindre la comparaison avec Apple, alors qu'en sera-t-il de ses utilisateurs habituels ? En ce qui concerne le Kindle, l'export des notes n'est possible à priori que pour des livres payants...