Date : 16/04/2017

Mr Nobody (Mr Nobody)

Jaco Van Dormael

 

Shaolin Soccer (Shaolin Soccer)

Shaolin soccer inaugure un nouveau type de film : le nanar réussi ! qu'y a-t-il de plus saugrenu qu'un maître Shaolin qui joue au foot ? c'est cependant le trait des génies que de faire de telles associations improbables. Et ce qui rend ce film insurpassable, dans le genre délirant, c'est le juste dosage d'humour, de style, d'action, avec aussi une pincée de poésie. On pensait que le film de super héros était abouti avec Matrix, et on découvre qu'il reste encore tout à inventer, bienvenue dans le monde de la création (numérique) à l'état pur !

Stephen Chow

 

Matrix (The Matrix)

Aussi exagéré que cela puisse paraître, ce film est plus proche du concept de réalité que du concept de fiction. Matrix est une sorte de simulateur qui vous plonge dans un univers virtuel où les seules limites sont celles de votre conscience. Toute connaissance peut être obtenue sur un simple coup de fil, il suffit de demander. La connaissance contient la théorie mais aussi la pratique instantanée de toute faculté de combat, de technique de pilotage, ... le logiciel correspondant sera téléchargé dans votre psychisme. Ce monde à beau être une illusion synthétique, il n'en reste pas moins qu'il est possible de perdre la vie (ou plus précisément perdre l'espoir de survie), d'où la peur qui ralentie la vitesse de vos mouvements et vient tempérer vos initiatives.

Dans la routine du quotidien contrôlé par la matrice, un groupe de résistants décide d'accomplir la prophétie de la liberté humaine afin de mettre un terme à cette vie illusoire. Le centre névralgique de la résistance à protéger à tout prix est la mystérieuse ville souterraine de Zion. Les résistants sont recrutés parmi les hackers du réseau informatique, avant que leurs tendances subversives ne soient détectées par les agents spéciaux de la sécurité de la matrice.

Jamais un film n'a atteint un tel niveau pour illustrer l'enjeu de la combativité.

Les Wachowski

 

Pulp Fiction (Pulp Fiction)

Pulp Fiction est un des très rare film que je suis allé voir deux fois au cinéma à quelques jours d'intervalle. Plusieurs années après, c'est toujours un de mes films préférés. C'est sans doute le meilleur film de Tarantino (avec le scénario de True Romance), car il est plus aboutit que l'excellent Reservoir Dogs. Par ailleurs, dans l'histoire du cinéma, il n'y a à ma connaissance que 2 chefs d'oeuvre dont la bande originale du film est également devenue un standard musical planétaire, qui passent régulièrement dans les boites et sur les ondes radio : Pulp Fiction et Les Blues Brothers. Il y a de la maîtrise artistique là dedans ! J'aime bien la scène du 'miracle' qui fait échapper les 2 tueurs à 5 balles tirées à 3 mètres de distance et les conclusions philosophiques que prête l'auteur alors à ses personnages : qu'est-ce que Dieu à bien voulu faire passer comme message en intervenant ainsi ? La 'réponse' ne se fait pas attendre... J'aime beaucoup aussi le style du discours sur (contre !) la drogue, les combats truqués et les braquages en tout genre.

Quentin Tarantino

 

Fight Club (Fight Club)

Pour survivre à l'oppression de la vie capitonnée d'un appartement meublé de tout ce qu'un consommateur assidu se doit de posséder, un cadre supérieur s'adonne à la drogue émotionnelle des alcooliques anonymes, des cancéreux et autres clubs de soutiens aux victimes afin de lutter contre ses insomnies pathologiques. Mais, à la suite de la rencontre avec un représentant en savons, qui à des théories sur le "grand nettoyage", il découvre une drogue plus puissante au Fight Club. Dans celui-ci, le combat au corps à corps permet à chacun de retrouver sa dignité d'homme en exprimant sa violence intérieure dans la lutte primale. Peu à peu, le Fight club forme des hommes prêts à se battre contre l'aspect futile de la société de consommation (comment se libérer de la possession matérielle) et aussi contre l'esclavage moderne en générale.

David Fincher

 

Le Voyage de Chihiro (Spirited Away)

Si vous aimez la poésie, le fantastique, les histoires de fantômes (chinois ou pas), de dragons, de magie, les phénomènes étranges, les esprits capricieux et insaisissables, si vous aimez être surpris et émerveillé, alors comme moi vous serez totalement enchanté par ce superbe dessin animé, comme si vous étiez retourné à l'enfance pour un moment. Quel talent et quel génie ! C'est encore meilleur que Princesse Mononoké.

Hayao Miyazaki

Studio Ghibli

 

Princesse Mononoké (Mononoke Hime)

L'esprit magique de la nature existe toujours, il transcende le débat politique de l'écologie qui est au coeur de ce brillant dessin animé. Ah ! si tout ce qu'on donnait aux enfants était une aussi bonne nourriture pour leur intelligence...

 

Mort ou Vif (The Quick and the Dead)

L'idée du film est complètement idiote : il s'agit d'un championnat de duel (des 8ème de finale jusqu'à la finale) dans le style du western spaghetti. En bref, le genre de film que l'on classe à priori parmi les navets. Peu à peu, on découvre que le film procure un engouement joyeusement subversif qui vous prend et ne vous lâche plus jusqu'à la fin. La qualité de la mise en scène fait monter progressivement l'ambiance et la consistance du film vers une magistrale fable philosophique sur le bien et le mal, en flirtant même avec les grandes tragédies classiques.

Sam Raimi

 

Quills, la plume et le sang (Quills)

Le marquis de Sade est interné dans un asile pour ses romans pornographiques. Cette clinique est dirigée avec bienveillance et compassion par un abbé qui laisse le marquis poursuivre son oeuvre diabolique, il estime que s'il couche sur le papier ses pensées sinistres, elles cesserons peut être de torturer ce pauvre diable de marquis. Or il y a une fuite, d'une manière ou d'une autre, son oeuvre est publiée à l'extérieur de l'asile et scandalise l'empereur qui dépêche un docteur autoritaire auprès de l'abbé pour superviser la situation, car il a la réputation de savoir "traiter" les déviances de l'âme les plus désespérées. Sentant son amitié avec le marquis trahie, l'abbé décide de durcir sa politique bienveillante. Mais le marquis est plein de ressources machiavéliques pour poursuivre coûte que coûte son entreprise "littéraire"...

Cette histoire magistrale est exemplaire et pleine d'actualité sur la question de la nocivité d'une oeuvre médiatique au sens large ainsi que la liberté d'expression. D'un coté, il a été amplement prouvé que de simples mots ou de simples images peuvent avoir des conséquences dramatiques chez certains esprits influençables, tandis que de l'autre, il y a la fondamentale liberté d'expression de tout citoyen. Dans le fond, le mal ne vient pas tant de celui qui l'exprime que du comportement des responsables de l'ordre dans la société pour le traiter. N'est-ce pas plutôt le montage financier qui est le responsable ultime ? Après tout, la vertu se définie par une victoire sur le vice : si l'homme n'était pas tenté par Satan, nul progrès lui serait possible. Eradiquer le vice, c'est supprimer l'évolution spirituelle de l'humanité. Très brillant film !

 

Contact (Contact)

Le film le plus intelligent jamais réalisé sur l'hypothétique contact avec une intelligence extraterrestre ; film à caractère prophétique.

Robert Zemeckis

 

Casino (Casino)

Martin Scorsese

 

Ratatouille (Ratatouille)

Pixar

 

Starship Troopers (Starship Troopers)

Une plaisanterie à 100 millions de dollars : avec un scénario subtil et d'une grande intelligence, ce film est encore plus con que Mars Attacks ! La différence est que l'effet n'est pas basé sur la dérision mais sur le plaisir de l'intox, mais ce n'est pas tout à fait gratuit : le film démonte pièce par pièce le système de l'endoctrinement. Un film absolument pervers, machiavélique et ultraviolent, en bref un chef d'oeuvre. Vous l'aurez compris, ce film est difficile d'accès (à déconseiller aux enfants), hormis pour les ados férus de violence, pour lesquels l'aspect intello subversif n'a probablement pas été la raison de leur enthousiasme.

 

Dogville (Dogville)

Le séjour de Grâce à Dogville, une cité aussi factice qu'inachevée, est édifiant : cette cité fantôme aux murs transparents, où nul crime ne peut être ignoré, est une véritable machine virtuelle existentielle dont la seule raison d'être est l'illustration pratique d'un propos : Dogville est une ville pathétique qui concentre le pathos des tourments de l'âme humaine, l'exemple vivant qui illustre par les faits le propos selon lequel on peut faire naître l'altruisme chez ceux qui pourtant ne semblent avoir besoin de rien. Faut-il pour cela opter pour la stratégie de l'adversité (l'épreuve, la rigueur de la justice), selon le principe que l'entraide permet de surmonter les difficultés, comme le préconise le père de Grâce ? ou bien plutôt suivre la stratégie de l'empathie (l'amour, le don de soi, le pardon), selon le principe de l'émulation, l'exemple qui éclaire le chemin, comme le préfère Grâce ? Quelle stratégie est la plus arrogante, la plus efficace ? Empathie ou pas, le résultat ne sera-t-il pas de toute façon le même ?

Dogville transcende le débat de la lutte des classes, de l'exploitation de l'homme par l'homme (ou pire : de la femme) et de la misère en général : il nous fait nous interroger sur la raison d'être même de la vie arbitraire (ou en tout cas la raison d'être du film) et de la souffrance inhérente à cette vie : l'illustration !

L'amalgame entre justicier et gangster est une trouvaille qui brouille les cartes d'un message qui serait sinon par trop évident, brillant ! car au-delà du pessimisme propre au langage de la provocation, que l'on pardonne facilement aux génies, il reste que, si l'on peut certes vivre sans peur et sans espoir de liberté, tout le monde a un peu d'amour à donner et à recevoir, et nul ne peut être totalement insensible à une preuve d'amour désintéressé. L'amour serait-il plus fort que la justice ?

Lars Von Trier

 

La Neuvième Porte (The Ninth Gate)

Un expert en livre rare est engagé par un riche collectionneur pour authentifier un exemplaire d'un légendaire manuel satanique "Les neuf portes du royaume des ombres". Pour cela, il doit mener une enquête sur l'origine de ce livre précieux et examiner les deux seuls autres exemplaires existant au monde dans des collections privées. Cette enquête qui flirte avec l'occultisme et particulièrement le satanisme est passionnante du début jusqu'à la fin. Le dosage homéopathique du fantastique est génial et le sujet est parfaitement maîtrisé par Roman Polanski.

Roman Polanski

 

Lust, Caution (Lust, Caution)

Ang Lee

 

L'Impasse (Carlito's Way)

Brian De Palma

 

Un Homme d'exception (A Beautiful Mind)

DreamWorks

 

Accords et Désaccords (Sweet and Lowdown)

Oh Woody, racontes-nous encore des histoires comme celle-là !

Woody Allen

 

The Barber: l'homme qui n'était pas là (The Man Who Wasn't There)

Les frères Cohen

 

Blade Runner (Blade Runner)

Le meilleur film de science fiction ?

Ridley Scott

 

Le 5ème Elément (The Fifth Element)

Pour la première fois (à mon avis) la naïveté de Luc Besson aboutie à une oeuvre géniale car pas très sérieuse mais très profonde.

 

Total western (Total western)

Violence des banlieues : il faut soigner le mal par le mal. En plus d'être un excellent film d'action, Total western est didactique !

 

Les Sentiers de la gloire (Paths of Glory)

Stanley Kubrick

 

Le Direktør (The Boss of It All)

Pour éviter de se faire mal voir par ses employés, Ravn, le patron d'une société de service en informatique s'invente un PDG fictif, sur le dos duquel il fait passer toutes les pilules à ses salariés. A l'occasion d'un gros contrat, il engage un acteur, Kristoffer, juste pour signer les papiers, l'affaire de 5 minutes et une seule réplique. Mais Kristoffer commet l'erreur de s'afficher auprès des employés eux-mêmes en tant que grand patron, ce qui fait qu'il est obligé d'endosser le rôle tout une semaine, le temps de finaliser le contrat. Déstabilisé au départ, il reprend peu à peu confiance en lui, et prend même son rôle à coeur, malgré les difficultés qui semblent pourtant quasi-insurmontables : il ne comprend strictement rien aux nouvelles technologies de l'information, les employés sont plus difficiles que prévu, et en recoupant les informations glanées ici et là auprès d'eux, il s'avère que le rôle du PGD n'est pas forcément unique et cohérent avec tous les salariés ! Heureusement, Ravn donne à Kristoffer des rudiments (un seul rudiment en fait) de technologie : Externalisation = Délocalisation...

Traiter d'un sujet d'actualité aussi difficile et délicat avec un tel niveau d'absurdité (tel le "monologue du ramoneur dans la ville sans cheminées") est ubuesque et hilarant de la première à la dernière réplique : c'est le comique de l'au-delà de la caricature.

 

Les Enfants du marais (The Children of the Marshland)

Ce film respire le bonheur (dans le marais, pas dans le pré) à chaque séquence. Une histoire simple comme bonjour.

 

Est-ouest (East-West)

Après une hésitation sur l'intérêt de raconter ce qui semble être une erreur stupide et grossière (l'espoir de la bienvenue pour le retour des ex-émigrants russes), ce film s'avère bouleversant. Cette histoire poignante est si belle qu’on se demande si elle n’est pas l'une des raisons d'être même de la tragique farce communiste...

Regis Wargnier

 

Coups de feu dans la Sierra (Ride the High Country)

Sam Peckinpah

 

Rencontre avec Joe Black (Meet Joe Black)

Un ange de la mort réquisitionne un corps physique pour une expérience savoureuse en l'échange de quelques heures de vie en rab pour le patron richissime d'une firme. La force et la curiosité réservée de l'ange produit des relations originales et d'une grande délicatesse avec les hommes et surtout avec les femmes, qui contourne tous les clichés convenus, ce qui suscite un intérêt soutenu tout au long de ce film tout en douceur.

 

Dracula (Dracula)

Le célèbre mythe de Dracula est remis au goût du jour avec succès. On appréciera tout particulièrement la genèse du mythe et l'ambivalence du monstre.

 

Big Hit (The Big Hit)

Big Hit est un mélange entre un film de Tarantino et un film de John Woo, c'est-à-dire un gros carnage, avec en plus une forte dose de comique.

 

The Game (The Game)

Un amalgame intéressant entre le jeu et la réalité, maîtrisé jusqu'à la fin du film ; mais ce qui est plus troublant, c'est le mélange subtil entre le vraisemblable et l'invraisemblable pour taquiner le spectateur.

 

Men In Black (Men in Black)

Humour ravageur et diplomatie extraterrestre, un film visionnaire. La fin est un peu exagérée mais de toute façon le ton n'est pas très au sérieux.

 

L'Associé du diable (The Devil's Advocate)

L'avocat du diable, au propre et au figuré. Un film réaliste et une chute imprévisible.

 

eXistenZ (eXistenZ)

Colonne vertébrale, bioport, jeux vidéo, game pod organique, élevage d'animaux mutants, joystick sensuel, nouveau système avec un nouveau programme et des nouveaux personnages, scénario, pulsions psychologiques, libre arbitre, relativité de la réalité : tels sont les ingrédients qui constituent le monde de l'illusion, à expérimenter à mi chemin entre le rêve et la réalité. Ce sont aussi les ingrédients du film de David Cronenberg. Cette magnifique réalisation, toujours plongée dans une étrange ambiance d'interaction un peu taboue et mystérieuse du corps physique avec la matière extérieure (crash, faux-semblants, la mouche), est une œuvre de SF, mais pourrait muter vers l'univers du jeu d'aventure surréaliste s'il l'on était en mesure de semer la confusion chez le candidat entre le jeu et la réalité, c'est-à-dire la possibilité de création d'un véritable nouveau monde de l'illusion, mais virtuelle cette fois ! Et si tout cela n'était pas que du cinéma ?

David Cronenberg

 

Monty Python Flying Circus - Spectacles timbrés en français - DVD 1 : Le 1er spectacle

Une adaptation française des fameux sketchs des Monty Python diffusés dans leur émission "Monty Python Flying Circus" : 40 ans après les originaux, l'interprétation est fidèle à l'esprit humoristique de l'époque, et la performance est à la hauteur de l'espérance : un très bel hommage à la folie drolatique de ces comiques immortels, un vrai bol d'oxygène de provocation et d'insolence, au moment où faire rire deviens de plus en plus difficile à cause de la normalisation imposée des pensées. Ce n'était pas un pari facile (ne serait-ce que d'assumer le nom du spectacle), et il est brillamment réussi.

 

Le Village (The Village)

M. Night Shyamalan

 

Dans la peau de John Malkovich (Being John Malkovich)

Cette fable psychanalytique est une merveilleuse poésie existentialiste aussi étrange et inventive que Delicatessen et La cité des enfants perdus. En exploitant un passage mystérieux au 7ème étage 1/2 d'un vieil immeuble, deux employés organisent une affaire de médiumisme invasif et commercial permettant d'expérimenter la vie de l'acteur John Malkovich. Par l'entremise de celui-ci, il se forme peu à peu un ménage à 4 dans lequel se réalise des fantasmes (extra-)conjugaux insolites. La transcendance de cette perversion ambiante par la poésie et la comédie est une véritable réussite aussi géniale qu'improbable.

 

JFK (JFK)

Oliver Stone

 

Hollywood Ending (Hollywood Ending)

Woody Allen est le seul réalisateur qui peut s'offrir le luxe de se payer la tête de ses fans sans prendre le risque de les vexer :-)

 

La Cité des enfants perdus (The City of Lost Children)

Jean-Pierre Jeunet

 

Million Dollar Baby (Million Dollar Baby)

Clint Eastwood

 

Pirates des Caraïbes, la malédiction du Black Pearl (Pirates of the Caribbean: The Curse of the Black Pearl)

Gore Verbinski

 

Liam (Liam)

Comment l'intégrisme "religieux" (ou en tout cas la déviance dans la sévérité) peut être produit à partir de ... certaines grandes vérités ! Liam, un tout petit garçon bègue, en est à la fois le témoin et la victime. Son handicap à s'exprimer le conduira-t-il en enfer s'il ne parvient pas à confesser ses péchés, comme l'affirme le prêtre ? C'est en tout cas dans la petite enfance que l'on se pose ce genre de question fondamentale : Pourquoi les femmes d'aujourd'hui ne sont pas tout à fait pareilles à celles peintes par les grands artistes classiques jadis (poil au ...) ? L'intégrisme, la lutte des classes sociales, l'intolérance raciale ou religieuse, le fascisme : il est rare d'aborder autant de sujets délicats dans un seul film, c'est audacieux et réussi : l'intelligence de ce scénario donne au final un film plus bouleversant que provocateur.

Stephen Frears

 

Pour le pire et pour le meilleur (As Good As It Gets)

Un grand écrivain est submergé de manies psychologiques qui empoisonnent sa vie et celle de ses voisins tant son caractère est détestable. Pourtant, dans ses livres, cet écrivain semble extraordinairement doué pour parler aux coeurs des femmes, il est parfaitement organisé dans sa vie quotidienne et peut aussi se montrer d'une grande gentillesse... lorsque ses intérêts personnels sont en jeu !

A partir d'un ensemble de personnages caractériels, James L. Brooks arrive à peindre un joli tableau, dont l'harmonie des couleurs "psychologiques" est d'une grande maîtrise.

 

Austin Powers 1 (Austin Powers: International Man of Mystery)

Cet agent secret très, très spécial est le dieu vivant de la séduction kitch, un jouisseur invétéré (ou presque). Ce film est une géniale parodie de James Bond, sous forme d'une comédie musicale délirante, un chef-d'oeuvre d'exubérance. Cette résurgence hippie anachronique et rafraîchissante constitue un très joli portrait de l'obsédé sexuel rigoureusement innocent. Comble du luxe, ce film présente en prime une analyse magnanime et philosophe du phénomène de la libération sexuelle, ça ne s'invente pas !

 

Memento (Memento)

Christopher Nolan

 

Le Dîner de cons (The Dinner Game)

Histoire géniale + Acteurs géniaux = Film génial.

 

Les Trois corniauds (The Three Stooges)

Les frères Farrelly

 

L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux (The Horse Whisperer)

Robert Redford est un vrai acteur et un vrai réalisateur, un vrai mec, quoi ! Un film profond, sensible et juste.

 

Apocalypto (Apocalypto)

Le bonheur des uns fait le malheur des autres, et les conquêtes des uns sont les apocalypses des autres : une civilisation décadente, qui a perdu le sens véritable de sa foi, opprime des tribus de simples chasseurs, mais elle pourrait rencontrer elle-même un prédateur encore plus terrible, plus décadent, et encore plus coupé de ses racines... A la fois simple et profonde, la morale de l'histoire est confondante, une histoire terrible pour illustrer peut être notre histoire, l'histoire de l'humanité.

 

La Vie est un miracle (Zivot je cudo)

Emir Kusturica

 

1001 Pattes (A Bug's life)

1001 Pattes est une parfaite réussite de l'anthropomorphisation artistique et stylisée de la vie des insectes. Ce film est irréprochable sur le plan de la technique des images de synthèse (même le son est recherché et amusant), avec un scénario tout à fait valable (pour une fois diront les mauvaises langues, déçus comme moi par la plupart des dernières productions Disney dont les scénarios sont indigents avec une esthétique au rabais). La présence d'un bêtisier témoigne bien de la grande richesse créative du film, avec un court métrage génial en bonus sur le DVD (on regrette toutefois l'absence du Making Of et de la présentation de l'équipe Pixar : on a envie de les connaître !). Ce film fera certainement le bonheur des petits et ravira les plus grands, car ce n'est pas souvent qu'image de synthèse rime avec créativité artistique et valeur cinématographique.

 

Sleepy Hollow (Sleepy Hollow)

Une enquête rationnelle et scientifique dans un monde résolument irrationnelle, un bled paumé (sleepy hollow) dans la campagne de New York du début du 19ème siècle. La progression de l'intrigue et l'histoire psychodramatique qui éclaire sur le comportement des personnages est vraiment brillante. Le résultat est un petit chef-d'oeuvre gothique, comique et poétique, dans la lignée des contes fantastiques de Tim Burton : Edouard aux mains d'argent, l'Etrange noël de Mr Jack, James et la pêche géante, Beetlejuice et Batman.

Tim Burton

 

Dans la ligne de mire (In the Line of Fire)

Un film sur le lien métaphysique existant entre un garde du corps et un criminel. Résumé sommairement : si les criminels n'existaient pas, les gardes du corps seraient au chômage.

Wolfgang Petersen

 

Phone Game (Phone Booth)

Joel Schumacher

 

Samurai champloo

Samurai champloo

 

Festen (Dogme 1 - Festen)

Un homme choisit les 60 ans de son père pour déballer toutes les histoires de famille à l'occasion de la cérémonieuse fête d'anniversaire. Si la mise en scène est totalement dépouillée de tout artifice, en accord avec DOGMA 1995, le fameux dogme qui entend faire ressembler ces films à une sorte de direct live authentique (un peu à la Blair Witch Project), on doit reconnaître que le scénario et le rythme du film sont totalement maîtrisés. Le résultat est un chef-d'oeuvre représentant un portrait sans concession d'une famille aisée dont la pourriture humaine est révélée au grand jour.

 

La Veuve de Saint-Pierre (The Widow of Saint-Pierre)

Patrice Leconte

 

Hors d'atteinte (Out of Sight)

La bande son en leitmotiv, les flash-back ingénieux, les scènes toujours surprenantes et jamais convenues, et les rythmes lents dans les scènes d'action donnent un aspect globalement cool au film, en bref un film pulpant.

Steven Soderbergh

 

Bowling for Columbine (Bowling for Columbine)

Etonnant : les canadiens sont férus d'armes à feu et passionnés de chasse... et cependant ils dorment la porte ouverte ! ce n'est donc pas le nombre d'armes à feu qui fait qu'aux États-Unis il y a plus de 10000 morts annuel par balle, alors que ce nombre ne dépasse pas la centaine dans tous les autres pays de la planète. Michael Moore a sérieusement approfondi dans son documentaire l'origine de ce carnage quotidien, en démêlant l'écheveau de façon pragmatique, allant jusqu'à faire du porte à porte pour trouver des réponses simples à des questions simples. Par exemple, acheter tout le stock de munition du supermarché du quartier comme ça pour voir ce qu'en pense le fabricant, qui décide alors d'arrêter cette vente ! ou bien alors aller demander sur place pourquoi l'acteur Charlton Heston soutient le lobbying des armes à feu, allant jusqu'à visiter méthodiquement, pour y donner des conférences, les villes ayant subit un carnage seulement quelques jours plus tôt. Réponse obtenue : tout simplement parce que ce dernier n'est pas au courant !!! il serait donc une simple marionnette des marchands d'armes ; mais il ne s'agit que d'un mouvement de pression, ce n'est pas la véritable cause du problème (puisqu'au Canada il y a aussi des millions d'armes de chasse et quasiment pas de meurtre).

Quel plaisir peut-il y avoir à tuer son prochain, et tout particulièrement son propre frère ? il suffit d'avoir joué une fois à Doom ou à un autre Shoot them up (littéralement : Tirez dans le tas !), un Doom-like comme on dit, pour s'en rendre compte : il y a indiscutablement un plaisir pervers à zigouiller son prochain, c'est une question de puissance, le pouvoir de vie et de mort est un attribut divin après tout ! Mais comment passe-t-on à l'acte ? comment passe-t-on du "plaisir" à la peur, ou à la folie furieuse ? c'est une maladie mentale contagieuse, elle se transmet par la télévision, car seul le crime fait vendre : le modèle économique de la télévision est fatalement pervers, il n'y a tout simplement pas d'alternative. Pour changer ce fait, il faudrait changer le modèle économique de la publicité à la télé, ce qui est naturellement impossible. Il ne faut pas regarder la télé, c'est tout !

Dans le futur, il y aura peut être d'autre modèle économique pour la télévision, par exemple via Internet, mais il faudra d'abord résoudre le problème du contrôle parentale. Soyons clair, la violence à la télé est une cause déjà perdue, le contrôle par les parents des images vues par leurs enfants est illusoire. Non, le "front" actif de la guerre contre la violence en générale est le contrôle parentale sur le net, et cette guerre bien réelle (et loin d'être perdue) est de plus en plus virulente actuellement : depuis un ou deux mois, je reçoit quotidiennement du porno-spam dans ma boite aux lettres électronique ! largement de quoi faire une génération entière de serial killer en puissance, une génération entière de raseurs de building en tout genre !

Conclusion sur la tragédie du lycée Columbine (2 ados ont pété les plombs et ont fait un carnage) : pour une fois que les enfants parviennent à apprendre quelque chose du monde des adultes, zut alors !

Au fait, pas besoin d'avoir la télé pour voir de bon documentaire :-)

 

Tout sur ma mère (All About My Mother)

Encore un chef-d'oeuvre du célèbre réalisateur qui aime tellement les femmes et leur force de caractère !

Pedro Almodovar

 

Le Baiser mortel du dragon (Kiss of the Dragon)

Très très classique mais relativement jouissif !

 

Le Festin chinois (The Chinese Feast)

Tsui Hark

 

Riding Alone pour un fils (Riding Alone for Thousands of Miles)

Yimou Zhang

 

Angel (2007) (Angel (2007))

François Ozon

 

L'Amour extra-large (Shallow Hal)

Seule la beauté intérieure compte (mais la beauté extérieure n'est pas vraiment gênante).

 

Les Contes de la nuit (Les Contes de la nuit)

Michel Ocelot

 

Complots (Conspiracy Theory)

Entre paranoïa et prudence professionnelle, l'équilibre est parfait !

 

L'Etrange Noël de Mr Jack (The Nightmare Before Christmas)

Ce film d'animation est un merveilleux conte philosophique sur les aspirations de Jack, un artiste du royaume des ombres qui, pour dépasser son ennui, entreprend son étrange vision personnelle de la fête de Noël au royaume de la lumière. Ce film, produit par Tim Burton (Beetlejuice, Batman, ...) à partir des personnages sortis tout droit de son imagination fertile, est un chef d'oeuvre aussi magique qu'Edouard aux mains d'argent et aussi gothique que Sleepy Hollow. Les paroles de cette comédie musicale sont traduites en français et, grâce au DVD, on peut vérifier que cette version est de qualité égale à l'original, ce qui est fabuleux ! ce conte ravira les grands enfants et les diaboliques têtes blondes.

 

American Gangster

Qu'est-ce qui peut y avoir de plus pourri qu'un dealer de coke ? Peut être une bande de flics et de militaires corrompus !

 

Snake Eyes (Snake Eyes)

Un film classique sur le fond, mais la justification machiavélique est assez sophistiquée et l'intrigue est toujours excellente dans les films de De Palma.

 

Inside Man (Inside Man)

Spike Lee

 

Titanic (Titanic)

Par le réalisateur de Terminator 2 (un des meilleurs film de SF existant et une très très rare suite de film qui est supérieure au premier). Autre record à ajouter à ce film de tous les records, l'intérêt du film relativement à celui de l'histoire : à partir d'un simple bateau qui coule, James Cameron en fait une sorte de symbole du naufrage d'une société, avec son luxe et ses misères, sa vanité et sa lâcheté. On se demande ce qu'il va bien pouvoir réaliser après !

 

Ridicule (Ridicule)

Un humaniste doit faire preuve de diplomatie auprès de la cour du roi pour faire entendre la cause du peuple. Le ridicule est que seul ceux ayant des traits d'esprit peuvent se faire entendre. Sans une bonne dose de calembour, le peuple restera dans la misère ! Un film profond et humain.

 

Eh mec ! elle est ou ma caisse ? (Dude, Where's My Car?)

Gravos mais drôlement efficace, ce film est certainement le plus con de l'année.

 

Copland (Cop land)

La Rédemption à Ripoux-Ville.

 

Tequila sunrise (Tequila Sunrise)

Un polar parfaitement équilibré avec un scénario riche et surprenant, et qui ne décevra pas du tout les fans de Michelle Pfeiffer (ni ceux de Mel Gibson ou Kurt Russel sans doute), mais que demande le peuple ?

 

Celebrity (Celebrity)

Woody Allen, comique polymorphe, semble faire un peu toujours le même film et invariablement, il en sort un petit chef-d'oeuvre d'humour typique de l'intellectuel romantique et sensible. Mais en fait, chacun de ses films (ou presque) est une pièce d'un puzzle représentant un magnifique portrait des psychoses et névroses de la vie agitée du coeur de New York et du showbiz.

 

La Mélodie du malheur (The Happiness of the Katakuris)

Takashi Miike

 

Des Hommes d'honneur (A Few Good Men)

Rob Reiner

 

Dark Crystal (The Dark Crystal)

Le célèbre film d'animation désormais programmé tous les ans sur les chaînes de TV françaises à l'occasion des fêtes de Noël est bienvenu en DVD. De plus, le tournage (making of) du film est impressionnant, on n’imagine pas tout ce qu'il a fallut pour le réaliser.

 

La Marche de l'empereur (The Emperor's Journey)

Grandiose : ce documentaire romancé met en perspective la condition humaine face à la condition animale, comme si celle-ci était son antichambre : elle préfigure déjà sa difficulté, mais aussi son caractère épique ; et le miracle a lieu : on ne peut s'empêcher de ressentir de la compassion pour ce petit peuple plein de noblesse, celle de l'empereur sans doute, notamment face à l'échec : un oeuf perdu et c'est tout le monde qui s'écroule, la raison d'être même du périple qui est remis en cause. Mais après tout, l'échec est relatif, car l'année suivante sera comme une nouvelle vie, en repartant de zéro, sans gloire ni attache. L'histoire de cette épopée serait une véritable apologie de l'esprit communautaire... si ce n'était en l'occurrence par nécessité thermique !

 

Carrie (Carrie)

Hypersensibilité féminine, pouvoir psychique et fanatisme religieux au programme de ce film. Attention à ne pas regarder la bande annonce avant le film, car c'est un stupide résumé du film, ce qui serait dommage quand on sait l'intérêt de l'intrigue dans les films de De Palma.

 

Amadeus (Amadeus)

Par le regard d'un observateur avisé et impliqué, la vie et l'oeuvre du célèbre génie de la musique et comment l'une interagit sur l'autre. Un magnifique film sur la mystérieuse genèse de la postérité (ou son absence) et sur la distinction entre le simple talent et le génie.

 

Le Labyrinthe de Pan (El laberinto del fauno)

Très violent, il s'agit d'un conte de fées pas pour les enfants, ce qui le range dans une catégorie difficile par le fait d'être ciblé ni pour les enfants, ni pour les adultes ; ne reste que les "grands enfants", qui pourront pourtant trouver ce film vraiment très intéressant. Malgré la noirceur du contexte de la guerre civile espagnole, il reste la possibilité de s'évader dans un monde fantastique, qui présente lui aussi une certaine cruauté, mais cette fois ceux qui auront conservé l'espoir enfantin (et non pas infantile) ne devraient pas être déçus (cela dépend vraiment de la capacité à voir et reconnaître les belles choses de la vie invisible qui nous entoure).

 

La Fille sur le pont (Girl On the Bridge)

C'est une merveilleuse histoire d'amour que tout réalisateur, j'imagine, rêve d'adapter au cinéma un jour. Cependant, elle serait encore plus belle si, dans la prochaine édition du DVD (non non, je ne demande pas une version en couleurs !) quelques secondes étaient supprimées : la scène dans laquelle Adèle gagne plusieurs fois à la roulette nous fait momentanément un peu décrocher de l'enchantement, là où un double zéro aurait suffit.

 

Mulholland Drive (Mulholland Dr.)

Les rêves et les déceptions d'une actrice à Hollywood : doit-elle tout accepter pour réussir sa carrière et pourra-t-elle alors assumer ?

Mulholland Drive est d'une construction similaire et tout aussi intrigante que Lost Highway : David Lynch prend un malin plaisir à empiler des éléments de scénario en sachant très bien qu'ils provoqueront un "dépassement de pile" chez le pauvre spectateur (chez moi en tout cas) qui se demande si à la 2ème ou 3ème vision le film passe sans erreurs à la compilation, c'est-à-dire qu'au bout du compte, est-ce que tous les éléments du scénario prennent logiquement et parfaitement place dans un magistrale enchevêtrement d'une grande maîtrise artistique ? En tout cas, ce n'est pas évident ; si vous avez déjà vu le film, vous pouvez lire mon interprétation ici.

Je considère David Lynch comme un génie du cinéma, car intuitivement, j'ai quand même la fragile impression que tout ça se tient. Il faut se faire une raison, l'art Lynchien se consomme comme les oeuvres musicales : plusieurs écoutes sont requises pour goûter tout le plaisir cinéphilique. Cependant, ce qui relevait, à mon avis, purement de l'intuitif dans l'expression de l'étrange dans un film comme Twin Peaks par exemple, exige maintenant une conceptualisation intellectuelle pour la compréhension de l'oeuvre : Amateurs d'énigmes psychologiques, à vos neurones !

David Lynch

 

Eyes Wide Shut (Eyes Wide Shut)

Le dernier film de Kubrick est fidèle à son oeuvre, il est mystérieux et intrigant, surprenant et captivant. Ce film traite de la psychologie du couple et des liens de causalité multiples entre la jalousie et l'infidélité, qu'elle soit réelle ou rêvée. Pour éviter l'écueil du moralisme, Kubrick dissimule génialement la clef logique de son film dans le symbolisme comme il l'a déjà fait dans plusieurs de ses films précédents.

 

Dolls (Dolls)

L'état de l'art du romantisme tragico-poétique.

Takeshi Kitano

 

Moulin Rouge ! (Moulin Rouge!)

Moulin Rouge est une véritable oeuvre poétique d'autant plus remarquable que Roméo + Juliette, la précédente tentative relativement similaire de son auteur Baz Luhrmann, était à mon avis un ratage d'une médiocrité inouïe ! J'aime beaucoup le mélange des genres culturels d'une époque à l'autre comme si l'on cherchait à démontrer l'universalité de certaines formes artistiques, mais c'est une démarche à haut risque : essai transformé ce coup ci (qui ne tente rien n'a rien).

 

High fidelity (High Fidelity)

Impossible de ne pas sympathiser avec un pro de la compil ! ce que l'on aime est plus important que ce que l'on est, moi mon top 5 c'est...

 

Mystery Men (Mystery Men)

Tocards du monde, unissez-vous pour combattre le mal ! Telle pourrait être la devise du film. Voici le topo : Le mal a été vaincu à Champion City, le super héro local s'ennuie, et chaque jour il devient de plus en plus une lopette, notamment en tant que star de la pub. Afin de sortir de cette déchéance, il utilise son réseau d'influence pour susciter une remise en liberté sur bonne conduite du dernier grand malfaiteur emprisonné : celui-ci plaide sa grande repentance pour cette libération inespérée : c'est à hurler de rire, un chef-d'oeuvre d'hypocrisie lyrique ! Résultat : le super héro semble déjà dépassé et aura cette fois besoin des supers tocards pour combattre à nouveau le mal à Champion City, car même les gens un peu ringard ont des supers pouvoirs, certes dans une moindre mesure, mais l'union fait la force, pour peu qu'ils soient affublés d'un surnom vraisemblable (ou presque) et d'un habillage qui présente correctement. Je n'imaginais pas que le pathétique pouvait être aussi comique ! Excellent !

 

Danny Balint (The Believer)

"Pour anéantir le peuple Juif, il faut les aimer sincèrement, car les Juifs se nourrissent de la haine que leurs prochains éprouvent à leurs égards" dixit Danny Balint, un skinhead sévèrement antisémite, qui leur reproche leur "martyrisme". Il possède par ailleurs une autre singularité consistant à lire la Torah en hébreu dans le texte, ayant lui-même reçut une éduction judaïque. Selon lui, on doit connaître ceux que l'on hait. Cependant, il reconnaît n'avoir aucune explication justifiant cette haine. Comment définir alors le comportement de Danny Balint ? le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il fait montre d'une certaine ambivalence, du sens du paradoxe en tout cas. Mais n'est-ce pas plutôt de l'auto contradiction, voire tout simplement de l'absurdité ? Pourtant, son éloquence est brillante et il pense avoir percé un mystère du grand "complot Juif" : Karl Marx était un fondamentaliste Juif qui a conçut sa doctrine athéiste dans le seul et unique but de saper la conscience de l'humanité, pour lui faire perdre ses racines plus exactement (Karl Marx affirme lui-même qu'il n'est pas Marxiste !). Danny Balint est un iconoclaste, c'est volontiers un briseur d'icône, mais il n'a jamais cessé de respecter ou craindre la Torah, comme le ferait un croyant. Son penchant pour le terrorisme est-il une forme de mysticisme refoulé, ou bien les conséquences d'une "simple" paranoïa ? Ce film pose les bonnes questions et fait bien attention à ne pas donner les mauvaises réponses, bravo !

 

Igby (Igby Goes Down)

Deux frangins décident de tuer leur mère tellement elle est dingue ; d'ailleurs elle est tout à fait d'accord : il lui reste suffisamment de lucidité pour comprendre que son mariage, sa famille, sa vie, tout est complètement raté, autant en finir. Une vraie famille de barjot, avec qui doit composer Igby, un pauvre ado perdu de 17 ans, le plus pur produit de cet échec. Mais au fond du désespoir, il reste que Igby est séduisant d'intelligence, au moins autant que son ingénu de frère, qui lui a fait une grande école, contrairement à Igby. Mais Igby est un glandeur né ; selon lui, il n'a tout simplement rien à apprendre, pourquoi devrait-il subir une stupide aliénation scolaire ? Aussi confiant, perspicace et cynique que son brillant frère, mais certainement pas aussi salaud, c'est ce qui fait tout le charme d'Igby. Réjouissant et complètement frappé !

 

Gladiator (Gladiator)

Classique mais épique !

 

Mary à tout prix (There's Something About Mary)

Une excellente comédie gravement déjantée dont l'effet comique est fondé sur la dérision romantique, donc surprise garantie à chaque scène. Un vidéo clip est inclus dans le DVD avec en outre une version Karaoké. Quel luxe !

 

Au-delà du réel - Saison 1 : 7/49 : L'Espion robot (O.B.I.T.) (The Outer Limits O.B.I.T.)

Au-delà du réel - Saison 1

 

Bowfinger (Bowfinger)

Une comédie désopilante sur le thème : comment réaliser un nanard quand on vient de recevoir une illumination ?

 

Six jours sept nuits (Six Days Seven Nights)

Une histoire d'aventure romantique et exotique absolument divertissante et de réalisation impeccable avec assez d'humour.

 

Beloved (Beloved)

Beloved est un étrange film retraçant le parcours d'une famille de blacks qui traversent des épreuves de poltergeist, de psychodrames sociaux, d'exils multiples et d'expériences à caractères mystiques qui gravitent autour de la liberté raciale et aussi plus fondamentalement autour de la liberté humaine en général. Par Jonathan Demme, le réalisateur du fameux Silence des Agneaux (et accessoirement aussi de Philadelphia). Beloved fait un peu penser à l'ambiance de Dead Man, le parcours initiatique d'un homme face à sa fatalité, dans une ambiance chargée d'émotion et de mystère, renforcée par une musique lancinante.

 

Ennemi d'état (Enemy Of The State)

Tony Scott

 

Harvey Milk

Gus Van Sant

 

U-Turn (U Turn)

La descente aux enfers jusqu'à la dérision, un mariage géniale de l'horreur et du comique. Une chute d'anthologie.

 

Payback (Payback)

Le principe du gangster "reglos" (et franchement barjo) fonctionne toujours aussi bien, surtout lorsque le scénario est aussi inventif et audacieux que dans un film de Tarantino.

 

L'Age de glace 2 (Ice Age: The Meltdown)

Deux scènes particulièrement débiles gâchent cette séquelle : celle de l'équilibre improbable jusqu'à l'absurde des compères sur un ensemble de pierres en mouvement, et celle du Gouru des paresseux (qui aurait au moins dû rester un rêve). Et de plus, la fin est ratée : une cuvette ne peut pas à la fois se remplir et se vider sous l'effet de la même cause ! C'est bien dommage, car la scène d'ouverture est excellente, et les tribulations de ces ptites bêtes sont assez désopilantes, par ailleurs l'idée des monstres antédiluviens prisonniers des glaces est vraiment une super idée (un peu sous-exploitée en fait, elle ne sert l'intrigue que d'une façon triviale).

 

3 Histoires De L'au Delà (Saam gaang)

La première histoire est excellente, la seconde décevante, mais la troisième est un véritable petit chef d'oeuvre.

 

Rosemary's Baby (Rosemary's Baby)

L'ambition et les quêtes illusoires nourrissent Satan dans l'humanité...

 

Vertical Limit (Vertical Limit)

Excellent, mais on se demande ce que vient faire cette stupide histoire de nitro dans ce brillant scénario qui aurait du produire un chef d'oeuvre.

 

Lost Highway (Lost Highway)

Je n'ai toujours pas compris le film, mais j'en ai plus compris la seconde fois. Peut être un jour ce film sera un de mes films préférés. En tout cas, je le recommande si vous avez aimé Twin Peeks, qui est moins abstrait et tout aussi fantastique.

 

Lettres à un tueur (Letters From A Killer)

Un condamné à mort entretient une correspondance amoureuse, grâce à des K7 enregistrées, avec 4 femmes prêtent à refaire leur vie avec lui. Le problème est qu'elles ignorent mutuellement leur existence. Les gardiens de prison, obligés d'écouter toutes les K7 qui entrent et sortent de la prison, décident de faire une bonne blague au Casanova entre 4 murs. Celui-ci, qui prétend être innocent du meurtre de sa femme, voit son procès révisé et va en subir les lourdes conséquences. A partir d'une histoire assez originale, ce film aboutit à une réalisation excellente.

 

Fous d'Irène (Me, Myself & Irene)

Charlie est schizo, ça devait arriver ! à force de refouler sa colère suscitée par l'exploitation abusive de sa gentillesse innée par toute la société, à commencer par sa propre femme, qui se tape dès leur jour de noce le premier chauffeur venu, chauffeur noir, nain et teigneux de surcroît ! comme il y a de l'abus là ! Poussé à bout, Charlie devient Hank et se venge méthodiquement et sadiquement, il faut bien le dire, et parfois maladroitement aussi. Cependant, la rencontre de la pulpeuse Irène lui permet de surmonter quelque peu sa maladie mentale. Pour preuve, après s'être fait avoir deux fois de suite par le distributeur de boisson, un type qui a remarqué la scène se moque de lui : "tu t'es fait baisé mon gars, et plutôt deux fois qu'une, je l'ai bien vue !" : "J'ai bien réussi à me contrôler cette fois", avoue-t-il à sa nouvelle compagne, sic ! Mine de rien, mais vraiment rien, sous tout cet humour balourd et cette vulgarité, surtout dans le langage, se cache une véritable attitude philosophique face à l'adversité, drôle ! non ?

 

Wolf (Wolf)

Une histoire d'amour fantastique et lycanthropique. Ce film est plus intéressant sur le fond que sur la forme, car les scènes d'action fantastiques ne sont pas très convaincantes. Wolf n'est pas un film d'épouvante comme l'excellent 'Le loup-garou de Londres'. Il est plutôt dans la veine sociologique de Entretien avec un vampire

 

Rollerball (Rollerball)

Un essai politique et social sur l'ultraviolence dans le sport en tant qu'exutoire populaire dans une société totalement aseptisée et contrôlée par Big Brother (représenté ici par les entreprises multinationales). Une vision incroyablement proche de l'avenir et du rôle du sport médiatique pour un film de 1975.

 

Pi (Pi)

Dans le plus pur style Lynchien sombre et fantastique tel ErasureHead, ce film traite (à confirmer !) comme un vidéo-clip réussi du rapport de force entre science et religion et de ses conséquences fantasmagoriques et pathologiques sur un génie qui cherche des trames de cohérence là où les autres ne voient que des successions irrationnelles de chiffres sans signification sous-jacente.

 

Comportements troublants (Disturbing Behavior)

Film brillant et jouissif sur le sectarisme contre la délinquance à l'école.

 

Will Hunting (Good Will Hunting)

Irrésistible : l'entretien d'embauche d'un génie des mathématiques qui s'offre le luxe de décliner plusieurs jobs grassement payés pour des motifs philosophiques généraux, et aussi pour gratter 200 $ d'acompte sur le job, sans aucune intention de signer. Un film juste par ailleurs.

 

Inception (Inception)

L'idée d'une machine permettant de rêver à plusieurs est excellente : le résultat du rêve sera la superposition des projections des participants, qui évolueront cependant dans le subconscient d'une personne choisie au préalable, consentante ou non, selon la mission à accomplir.

Si les rêveurs sont endormis à l'intérieur d'un véhicule en déplacement, ils subiront dans le rêve l'inertie du véhicule sous forme de modification de la pesanteur, ce qui conduit à des scènes véritablement fantastiques, des scènes de rêves, de toute évidence (encore que rien n'est aussi évident en rêve). Et le temps est relatif : de même que l'on peut revoir le film de sa vie en une seconde, dans une circonstance proche de la mort par exemple, le rêve est une source quasi inépuisable de temps libre... ou bien d'ennui, selon l'état d'esprit du moment !

La fin du rêve sera programmée, par exemple sous forme d'une musique convenue à l'avance, un peu comme le réveil de tout un chacun tous les matins. Il est parfois possible de percevoir la musique du réveil alors qu'on est encore dans le rêve : selon la lucidité du moment, le rêveur peut éventuellement prendre conscience de son rêve... et ainsi revenir dans de meilleures conditions à la réalité (ne serait-ce qu'avec la préservation de la mémoire du rêve), grâce à une transition plus sereine.

Cette transition est en effet cruciale : selon la puissance du sédatif utilisé, et donc le niveau d'endormissement atteint, un réveil trop brusque pourrait provoquer un coma du sujet, un cauchemar perpétuel dans les limbes, au pire. C'est pourquoi on ne se suicide pas en rêve (et on évite aussi de tuer son collègue) : le risque est trop élevé. Et dans l'autre sens, le suicide comme un soi-disant "réveil" dans un monde meilleur, dans la vie d'après, pour sortir d'un cauchemar (physique) justement, est un mythe vieux comme le monde : personne ne sait si cette après vie est meilleure... (surtout dans ces conditions !)

Mais le partage du subconscient à plusieurs complique la situation : pour pouvoir mener sa mission à bien, il est important de bien discerner la nature du rêve en train de se dérouler, en particulier il est nécessaire de déterminer de quel rêve il s'agit : est-ce le nôtre ou bien est-ce qu'il s'agit du subconscient d'un autre sujet, avec ses projections qui lui sont propres ? En cela, il est utile d'avoir un objet connu de soi seulement, qui en aucun cas ne pourrait être imaginé avec justesse par quelqu'un d'autre, un objet totem en quelque sorte : le rappel de cet objet permet alors de s'assurer que l'on est bien dans son propre rêve, et non dans le subconscient d'un autre.

De quel genre de mission s'agit-il ? Le trafic d'idée, l'extraction d'information ou bien l'implantation d'une idée (inception, par opposition à une conception propre du sujet) à un niveau de profondeur (dans le subconscient de la cible) tel que le sujet croit en être l'auteur, ce qui est essentiel dans certaines situations juridiques...

A partir d'une idée de base vraiment intéressante, le scénario du film dérive cependant vers une complexité inextricable. L'imbrication de rêve à l'intérieur d'un autre pose problème. On peut certes rêver que l'on se réveille d'un rêve, sans se douter que l'on rêve encore, mais sans autres conséquences en fait : ce n'est pas un rêve imbriqué, ce n'est qu'une illusion qui en suit une autre. Mais admettons quand même le phénomène. Ce qui pose vraiment problème, c'est l'utilisation de la machine à rêver à plusieurs à l'intérieur d'un rêve. Là, en effet, il n'y a que des projections et des impressions, il n'y a guère plus que l' "habitude" d'utiliser des machines, des armes, des véhicules, ... mais rien de véritablement aussi concret que dans la réalité. Comment alors y projeter un quelconque plan commando dans des circonstances aussi aléatoires, alors que tout est soumis à des influences incontrôlables ? (bon d'accord, il faut bien un peu de cinéma quand même, pour rêver un peu...)

Et si les rêveurs rêvent qu'ils circulent dans un véhicule, l'inertie du véhicule n'est plus qu'un souvenir, une impression qui ne sera présente que si quelqu'un – tout le monde ? – y pense continuellement, elle n'est plus obligatoire (d'accord pour l'inertie lorsque le véhicule est dans la réalité, dans le monde physique euclidien et inertiel).

De même, la relativité du temps liée au niveau d'imbrication du rêve est un postulat fantaisiste : on verrait plutôt cette relativité du temps liée au plan de conscience dans lequel évolue le sujet, par exemple les limbes, par opposition au plan ordinaire du rêve.

Si l'exploration d'un monde inconnu est fantastiquement passionnante, dans lequel l'espace des possibilités semble infini, encore faut-il pouvoir être captivé sans décrocher... du rêve, dommage.

 

Sexcrimes (Wild Things)

Enfin un film capable de surprendre ! l'effet de rebondissement de l'histoire est même poussé jusqu'à la dérision, ce qui à tendance à décrédibiliser le concept du machiavélisme à la base du film. En tout cas, les deux premiers tiers du film constituent un chef d'oeuvre.

 

Kundun (Kundun)

L'épopée de l'homme qui a eu le combat politique le plus spirituel du siècle. Aujourd'hui, le Tibet n'est toujours pas libéré, cependant le 14ème Dalaï-Lama a largement gagné la plus difficile des guerres : la guerre médiatique : le peuple tibétain bénéficie d'un capital de sympathie élevé au niveau mondial, obtenu au prix de la renonciation à la terre, à son patrimoine et à l'exercice de la violence (que tous les terroristes en prennent de la graine !). Avec cet excellent Kundun et la Dernière tentation du Christ, Martin Scorsese est décidément le dernier cinéaste que l'on pourrait qualifier de frivole.

 

Very bad things (Very Bad Things)

Comédie déjantée un peu dans le même style que Mary à tout prix mais en plus sombre. La scène de repentance après avoir commis de "Very bad things" est d'un comique irrésistible et la chute est d'enfer : le véritable "Cauchemar Américain" !

 

Dancer in the Dark (Dancer in the Dark)

Réalisateur sans concessions, le contraire d'un auteur consensuel, Lars Von Triers filme avec son coeur comme David Lynch filme avec son intuition. Le concept de ce film est absolument génial (de même d'ailleurs pour Breaking the Wave) mais je pense que LVT n'a pas encore atteint l'aboutissement de son art, peut-être est-il un peu trop provoc à mon goût (c'est comme ça qu'il est aimé je suppose). En tout cas, en s'attaquant à des sujets aussi fondamentaux, il ne demande qu'à réaliser des chefs-d'oeuvre. Je ne suis pas encore un fan (j'ai parfois un peu de mal à me laisser entraîner dans ses tragi-comédies), mais ce type me plait. A suivre en tout cas.

 

Arnaques, crimes & botanique (Lock, Stock and Two Smoking Barrels)

Film génial mais l'histoire est un petit peu trop compliquée pour vraiment accrocher. Ça ressemble à un mélange entre un scénario de Tarantino avec le style déjanté de Trainspotting. Il aurait fallu peut-être une mise en scène allongée comme pour Pulp Fiction.

 

L'Année des Guignols 98/99 : On m'aurait menti ?!!

Ce DVD des meilleurs moments des Guignols de l'info de Septembre 98 à Juin 99 est bien meilleur que la précédente compilation : Putain, mais quel con !

 

Jackie Brown (Jackie Brown)

Un film moyen de Tarantino reste toujours un excellent film. Cependant la bande son est moins bonne que celle de Pulp Fiction et de Reservoir Dogs.

 

L'Homme Bicentenaire (Bicentennial Man)

L'éveil de la conscience d'un androïde est-il comparable à celui d'un humain sur plusieurs générations ? c'est cette question qui est traitée dans ce film à mi-chemin entre la SF et la fable philosophique. Seul le réalisme fataliste tempère de façon un peu trop drastique cette peinture de la fabuleuse aventure de la condition humaine.

 

Tin cup (Tin Cup)

Génie et folie d'un joueur de golf, excellent !

 

Le Créateur (The Creator)

Le syndrome de la page blanche tourné en dérision par un auteur de pièces de théâtre dont le récent succès n'est pas fait exprès...

 

Première sortie (Blast from the Past)

Très beau le concept de l'homme un peu fou mais finalement moins que la moyenne collective ; c'est bien connu que l'on reconnaît un homme (fou) juste aux fruits de ses actes : en l'occurrence, il élève le plus sainement possible, avec l'aide de sa femme dévouée, un enfant dans son abri anti-atomique personnel, après avoir un peu surestimé la gravité de la situation politique à la suite, en fait, d'un simple accident d'avion !..

Un film gentil, mais généreux et juste : on peut rêver sa vie et cependant faire preuve de génie.

 

The Score (The Score)

Classique mais bon suspense

 

Red Corner (Red Corner)

Sur fond d'exception culturelle chinoise (ou plutôt de résistance active à la dégénérescence télévisuelle satellitaire), il s'agit d'une habile histoire de procès kafkaïen quasi-idéologique, d'hypocrisie diplomatique et d'héroïsme du justiciable et de son avocate. Un film assez engageant.

 

Saving Grace (Saving Grace)

Ça fleure bon le politiquement incorrect !

 

L'Invention de Morel (1967) (Morel's Invention)

Le film m'a profondément marqué lors de son passage à la télé dans les années 1970. Il est tiré d'un roman que je trouve raté, car jusqu'au 3/4 du livre le personnage principal en est encore a se poser la question : "mais pourquoi ne me répond-elle pas ?" alors que tout le monde a déjà compris l'idée depuis longtemps, ou bien se souvient de l'idée depuis des années, qui est la suivante : une machine (la fameuse invention de Morel) peut enregistrer puis reproduire la vie en 3D des personnages d'une île. Alimentée par un système de marée motrice, elle diffuse continuellement ou presque une même semaine de la vie d'un groupe d'amis, moments volés à leur insu de façon à produire un enregistrement le plus naturel possible : le synopsis est franchement excellent, et certaines idées sont de vraies trouvailles de science fiction : lorsque le film est projeté en surimpression dans la réalité, alors certaines action du spectateur ne sont plus possible du fait du caractère inaltérable de l'enregistrement, comme par exemple ouvrir une porte, ou actionner un interrupteur : la coexistence des deux réalités produit des scènes des plus intéressantes du point de vue de la richesse du scénario. Mais le plus profond et le plus intriguant dans l'histoire est la difficulté d'un homme à s'intégrer dans une vie superficielle et mécanique, dans le seul et unique but de donner un sens à sa vie : il s'amourache d'un des personnages, la jolie femme dénommée Faustine : à la fois si proche et si loin d'elle il partage quelques uns de ses moments intimes ; mais c'est un amour impossible : essaie-t-il de modifier ne serait-ce que le plus petit événement enregistré, qu'il en reçoit un stigmate du martyr : sa cause semble perdue d'avance, mais il y a peut être un échappatoire possible. L'intrigue et le dénouement du film est bien meilleur que celui du roman, ce qui en fait un excellent film ; pourtant je ne suis pas certain que c'est bien celui-là qui a déjà été diffusé à la télévision, car il y a eu une autre version en 1974 pour le cinéma cette fois, et l'histoire a également inspirée plusieurs films depuis. Cette version est celle de Claude Jean Bonnardot de 1967 pour la télévision, et on peut la télécharger sur le site de l'INA pour quelques euros.

 

Visitor Q (Bijitâ Q)

La quête du bonheur peut prendre parfois des chemins détournés : faire un coup d'éclat fracassant, réaliser le scoop de l'année pour un reporter, gagner sa vie par ses propres moyen pour une jeune fille, avec ou sans l'aide de son père, trouver du réconfort auprès de sa mère quand on est le souffre douleur de ses camarades, trouver le plaisir quand on est une femme battue (par ce dernier fils justement, n'est-ce pas curieux ?) : tout espoir n'est pas perdu... si on est prêt à suivre le chemin tortueux du sombre destin. Mais bon, c'est un peu trash quand même (néanmoins quelques scènes se boivent comme du petit lait), une véritable oeuvre d'art satanique !

 

L'Humanité (Humanity)

La première heure du film est d'un ennui considérable et on se dit des trucs du type : ha ! c'est bien un film français ça ! Mais au bout du compte, le film a une cohérence forte, fondamentale. Les scènes chocs et racoleuses s'avèrent logiques et indispensables. La faiblesse du personnage principale, d'abord exaspérante, s'avère touchante à la longue. Dans le fond, l'humanité est bien le sujet du film. En bref, il faut regarder ce film de Bruno Dumont (La vie de Jésus) comme on regarde un film d'auteur, c'est-à-dire avec son style propre et son rythme particulier.

 

La Vie est belle (Life Is Beautiful)

La force comique et poétique de la première moitié du film est si intense que l'enchantement demeure jusqu'à la fin du film, qui est moins drôle. La révision humoristique de la Shoa est un acte d'héroïsme scénaristique qui vaut bien une analyse purement formelle du drame. Un film courageux et généreux.

 

Larry Flynt (The People vs. Larry Flynt)

Si l'Amérique juge loyalement et équitablement le pire des citoyens américains, alors la démocratie va bien.

 

Les Visiteurs 1 (The Visitors)

Quel dommage d'avoir gâché la réputation de ce film excellent par une séquelle dramatique !

 

Une Vie moins ordinaire (A Life Less Ordinary)

Histoire romantique déjantée.

 

Le Maître chinois (Drunken Master)

Un classique de Jackie Chan qui étonne par son coté politiquement incorrect.

 

11'09''01 - September 11 (11'09''01 - September 11)

Les mini-films de Claude Lelouch et de Ken Loach sont des petits chef d'oeuvre, le premier émouvant et le second bouleversant. Ken Loach peut se permettre un engagement politique sans aucune concessions, sans risqué d'être accusé d'opportunisme déplacé : c'est ce qu'il a toujours fait ! Le mini film d'Idrissa Ouedraogo est simplement excellent. Celui de Sean Penn est intéressant, mais son message est clair comme de l'eau de roche : la chute du capitalisme effronté permet de rétablir la lumière essentielle à la vie qui subsiste encore en Amérique ! hou la la, ça craint ! Cependant, le message de Loach est encore plus fort sur le plan idéologique : il insinue que les Américains récoltent la violence qu'ils ont semés ! il ne va pas jusqu'à dire que leur tragédie est méritée, par respect pour les victimes. Il laisse exposer froidement les faits concernant une autre tragédie dont ils sont responsables, qui a eu lieue un 11 septembre aussi, cela par une victime, ce qui est plus directement accusateur. Mais ne soyons pas aussi manichéen que les américains eux-mêmes, car un musulman, après un doute sur sa soi-disant appartenance au milieu terroriste, qui se comporte en héros pour sauver des vies américaines au coeur de la tragédie, c'est émouvant aussi.

 

The Gingerbread Man (The Gingerbread Man)

Un avocat réputé, qui a l'habitude de régler ses problèmes devant les tribunaux, s'éprend d'une femme dont le père a un comportement des plus étrange.

 

Matrix Reloaded (The Matrix Reloaded)

La 1ère moitié du film est vraiment ratée, rien ne va, aucune scène ne fonctionne, par contre, la seconde moitié est quand même pas mal du tout.

 

Batman : Le Chevalier noir

Sans aucun intérêt (un simple catalogue de clichés), mais le dénouement n'est pas mauvais.

 

The One (The One)

Oui bon c'est intéressant cette histoire d'individu (the One) seigneur du multivers (multi-univers parallèles) qui cherche à se renforcer en récupérant l'énergie de ses doubles de chaque univers... en les butant un par un ! mais d'une part, il ne fait pas dans la dentelle, et d'autre part, il manque un tout petit détail : il n'y a pas de réel scénario, seulement une trame intéressante pour un épisode de la 4ème dimension ou bien un épisode de Comics ou un vidéo-clip sympa, c'est tout ! pour un film au cinéma (je le répète sûrement), c'est pas bien du tout de se contenter de cela !

 

Wall-E (WALL·E)

Les personnages sont toujours aussi attachants dans cette nouvelle production Pixar, cependant, pour la 1ère fois, le scénario est un peu faible, décevant.

 

Métal Hurlant (Heavy Metal)

Ce film d'animation pour adultes ou grands enfants est une succession de petites histoires indépendantes géniales telles que l'on pourrait en trouver dans un magazine de BD fantastique (ce qui est d'ailleurs réellement l'origine du film), un vrai défoulement de fantasmes de post-ados : sexe, drogue, gore, heavy-metal, ... Ces petites histoires ont été reliées ensembles pour essayer de faire un tout cohérent, mais cela n'est pas vraiment une réussite, dommage !

 

Las Vegas Parano (Fear and Loathing in Las Vegas)

Las Vegas Parano est un long trip stupéfiant et non moins loufoque que Bandits, bandits et le Baron de Münchausen. Plus poétique et lyrique que comique, l'intérêt de ces films est certes moindre que les chefs d'oeuvre de Terry Gilliam qui sont Brazil, le Roi pêcheur et l'Armée des 12 Singes qui, en plus de la poésie, ont un sens logique perceptible d'une grande profondeur et surtout d'une ambition telle que très peu de cinéastes peuvent maîtriser à ce point.

 

La Vieille dame et les pigeons (The Old Lady and the Pigeons)

Très joli graphisme, mais l'histoire n'est pas aussi intéressante que les Triplettes de Belleville, et elle ne dure que 25 minutes. Cependant, le DVD est complété par 3 autres courts métrages, d'auteurs variés, assez intéressants aussi.

 

Le Festin nu (Naked Lunch)

Très beau visuellement, dommage qu'on ait du mal à accrocher à cette histoire vaporeuse : le problème des histoires de trips hallucinés, c'est qu'on a du mal à les prendre au sérieux, malgré l'état de surprise permanente dans laquelle on se retrouve dès le début du film. Cependant, lorsque l'on essaie de rassembler les différentes scènes du film, on s'aperçoit au final qu'il n'y a rien ou pas grand chose à comprendre, ce qui est forcement décevant.

 

Summer of Sam (Summer of Sam)

Quel est le lien entre la musique punk, les homosexuels, le satanisme, les serial killers et l'intolérance ordinaire ? Réponse pendant l'été caniculaire de 1977 à New York

 

Pleasantville (Pleasantville)

Une fable gentille mais ambitieuse sur les conséquences du "péché originel" troublant la conscience de la population d'un village parfaitement paisible - Pleasantville - matérialisé tel quel à partir d'une sitcom télé à succès des années 50. Les habitants de Pleasantville vivent en noir et blanc, à l'époque où l'idéal télévisuel était d'une innocence rafraîchissante qui est la raison de son succès. La sérénité du village va être troublée par l'arrivée d'un garçon et d'une fille, qui eux sont de l'époque moderne où l'on a pour habitude de suivre son imagination pour assouvir sa curiosité.

Malgré un scénario parfois inconsistant et un peu balourd à certain moment, cette fable tente quand même d'illustrer ce que pourrait être la perte de l'innocence d'une population candide, qui goûte au fruit défendu, un thème originel de la doctrine catholique. Au-delà de l'absurdité de situation théorique telle qu'une équipe de basket qui gagne toujours mais qui n'a jamais d'adversaire (en effet, le paradigme sportif n'est pas consistant avec le concept du paradis, hormis la simple adresse individuelle), ce film à cependant l'audace d'exposer des réflexions de grande portée philosophique telle que le rôle de la tragédie dans l'enrichissement de l'expérience humaine et l'art d'inventer de nouvelles couleurs.

 

Tigre & Dragon (Crouching Tiger, Hidden Dragon)

J'aime beaucoup ces adeptes des arts martiaux à la Kun Fu qui usent et abusent des phénomènes de la quatrième dimension, mais je trouve le scénario un peu trop mièvre à mon goût. Les héros ne semblent rien avoir d'autre à faire que de se battre, de s'aventurer dans le désert sans but, ni foi ni loi, ou bien de chercher la paix intérieure en cherchant à d'enrôler de nouveaux adeptes. Dommage ! ça ne vaux quand même pas Matrix ni les sublimes histoires de fantômes chinois dans le même genre.

 

Fantasia/2000 (Fantasia/2000)

L'idée géniale qu'il manque à Fantasia 2000 est la diffusion de ces séquences animées sous forme de bonus des DVD Disney, comment ont-ils pu passer à coté d'une telle évidence ?! car il contient effectivement des séquences remarquables comme des dauphins dansants dans le ciel, la fameuse séquence de l'apprenti sorcier Mickey, un étonnant bonus sur l'histoire des instruments de musique et un merveilleux conte poétique en conclusion : une fée fertilisant la nature et agissant contre l'effet dévastateur d'un terrible volcan démoniaque, le tout suivant un projet imaginé par Walt Disney himself il y a 60 ans et qui est à l'origine de ce DVD (et qui n'a jamais été mis en oeuvre auparavant dans un film en entier) : comment les professionnels de la musique perçoivent-ils le sens et la beauté d'une symphonie dans leur esprit imaginatif ? les séquences animées au rythme de la musique est précisément la réponse de Disney à cette question (la création d'une oeuvre visuel en partant d'un chef-d'oeuvre musical en quelque sorte). Il faut prendre ce DVD pour ce qu'il est : une sorte d'état de l'art du vidéo-clip d'animation, pas vraiment une oeuvre cinématographique en tant que tel.

 

Gamer (Gamer)

Pas très convainquant (simpliste), mais sympathique et esthétique : le style visuel et musical, ça fait très gamer. Un film techno-poétique en somme.

 

Stigmata (Stigmata)

Cette histoire est assez sympathique, cependant assimiler le calvaire du Christ à un cas de possession psychique comme dans le célèbre film l'exorciste, c'est une impardonnable faute de goût, car ces deux situations sont plutôt opposées (la présence d'une autre fin possible sur le DVD ne change rien à ce fait, il ne suffit pas de proposer : et comme ci ? et comme ça ? ou bien alors en changeant cela... pfffffft !). Hormis ce petit "point de détail" comme dirait l'autre, ce film est assez bien réussi.

 

Entretien avec un vampire (Interview with the Vampire: The Vampire Chronicles)

Un film sombre de style gothique. La seconde moitié du film est plus intéressante que la première, notamment avec le théâtre des vampires ; cependant, ce film n'a pas la profondeur du génial Dracula de Coppola.

 

Mission to Mars (Mission to Mars)

Une histoire gentillette mais pleine de bon sens, de la super SF pour les enfants et les gentils Américains ! pour les autres, préférez le génial Contact.

 

Soldier (Soldier)

Histoire simple mais efficace et originale. L'ensemble constitue un film de SF de bonne qualité, quoique assez violent.

 

Une Nuit en Enfer (From Dusk Till Dawn)

La première moitié du film est un polar absolument génial, la seconde moitié bascule dans le fantastique. Ce film aurait du être un chef d'oeuvre, mais des séquences peu convaincantes gâche l'effet de surprise permanente due à l'originalité du scénario, en particulier cette histoire d'eau bénite par un prêtre reconverti à l'occasion, qui à un pouvoir un peu trop efficace.

 

Quasimodo d'El Paris (Quasimodo d'El Paris)

Fable sociale amusante et pertinente, qui rappelle la version BD de Quasimodo par Gotlib. Le couple formé du prêtre et de Quasimodo est remarquable, la scène d'haloween est excellente, le pseudo message religieux est assez intéressant, cependant, l'introduction du film est déconcertante ; du coup, il faut un certain temps avant d'accrocher. Le résultat est bon dans l'ensemble et il aurait sans doute été excellent en modifiant légèrement le dosage entre le comique et le tragique.

 

The Truman Show (The Truman Show)

L'idée d'une vie humaine mise en scène par un producteur est excellente, mais la réalisation montre quand même les limites inévitables d'un tel scénario. La fable philosophique aurait peut être donnée de meilleurs résultats que le thriller médiatique étant donnée l'invraisemblance de l'histoire.

 

Cube (Cube)

L'idée du piège incompréhensible et mystérieux est excellente, mais le caractère impitoyable du scénario rend le film pessimiste voir fataliste, ce qui est dommage, car il y avait sans doute la possibilité de faire un film très intéressant. En tout cas, certains éléments de l'histoire sont très riches, comme par exemple la recherche logique coopérative d'une issue dans ce labyrinthe infernal.

 

Les Ailes de l'enfer (Con Air)

Ce film est recommandé pour tous ceux qui sont sensibles à l'injustice et qui veulent se shooter à l'héroïsme exacerbé.

 

Absolument fabuleux (Absolutely Fabulous)

Pour une fois un remake français, celui de la célèbre série britannique. L'apologie des mythomanes & fashion-victimes tournée en dérision peut elle être une source humoristique ? Bof ! à part 2 ou 3 bons gags, ce n'est pas très convainquant ; c'est difficile notamment de prendre au second degré le petit jeu de massacre des personnages publiques.

 

Dune (Dune)

Si on considère ce film comme la simple bande annonce du chef-d'oeuvre littéraire SF du siècle, alors c'est une réussite. Cependant si on considère le rythme du film, les scènes qui se suivent sont trop riches et trop denses pour vraiment captiver le spectateur, même si les images sont visuellement irréprochables comme dans l'univers classique de David Lynch.

 

Blade (Blade)

Encore une banale histoire de vampire. Ce film juvénile devient quand même assez fouillé au fur et à mesure du déroulement de l'histoire, mais lorsque le réalisateur modifie la fin en fonction des réactions d'un public test (voir le making of), cela prouve bien qu'il ne sait pas bien ce qu'il veut.

 

24 Heures chrono, Saison 1, DVD des épisodes 1 à 4 (série TV) (24)

C'est bien pour patienter entre les pubs, sauf que sur le DVD, yen n'a pas ! du coup, les 24h chrono temps réel ne durent que 16 heures, ya de l'esbroufe dans l'air !

Je suis quand même un peu déçu : au cours des quatre premiers épisodes, la machine à café n'est pas tombée en panne, aucune bombe atomique n'a explosée (c'est tout juste si un boeing 747 a explosé en vol). Z'auraient pu agrémenter la série de quelques anicroches et escarmouches, non ?

 

Le Témoin du Mal (Fallen)

Le sujet est intéressant mais l'histoire est un peu trop maigre pour mobiliser pendant tout un film. Il fallait faire un court métrage ou bien un épisode de la 4ème dimension ou bien d'une autre série télé fantastique.

 

Kedma (Kedma)

Fondamentalement juste mais franchement ennuyeux !

 

Les Affranchis (Goodfellas)

Un film de gangsters conventionnel mais de très haut niveau technique. Le fait qu'il soit basé sur une histoire vraie comme plusieurs films de Scorsese est peut être la cause pour laquelle il ressemble un peu trop à un documentaire.

 

Merlin l'enchanteur (The Sword in the Stone)

Au programme de ce dessin animé : combat de magie, éducation du future Jedi, ascension sociale du jeune et frêle héros ; une sympathique version pour enfant du célèbre mythe de l'avènement du roi.

 

Rewind (Rewind)

Pour tenter de résoudre l'énigme d'une affaire de terrorisme, la police scientifique utilise les souvenirs d'un prisonnier pour recréer un monde de réalité virtuelle. L'idée est intéressante mais ne semble pas être exploitée à fond étant donnée les possibilités extrêmement riches et prometteuses de la réalité virtuelle. Ce fantastique thème de SF ne se traite sans doute pas de la même façon qu'une simple histoire policière.

 

8 femmes (8 Women)

Ce huit clôt n'est pas excessivement passionnant, mais il est esthétique et poétique, particulièrement Isabelle Huppert qui, comme chacune des 8 femmes s'y prête, offre une brève prestation de chanteuse en ajoutant, grâce à une émouvante chorégraphie, la dimension artistique d'actrice à la simple interprétation musicale. S'il devait y avoir une raison d'être de ce film, ce seul passage, qui finalement est assez représentatif, je pense, de l'ambition artistique du film, le justifierait.

 

Les Guignols de l'info : Putain, mais quel con ! (Vol.12)

Bien mais peut mieux faire, surtout pour une compilation.

 

Le Projet Blair Witch (The Blair Witch Project)

Si vous vous attendez à voir de la sorcellerie en direct live, vous allez être déçu, il ne se passe rien (ou presque) dans ce film : pas un ectoplasme ! c'est seulement une variante sur le thème on joue à se faire peur. Pourtant le suspense tient bien dans la mesure où l'on espère qu'il va se passer quelque chose de vraiment intéressant et original : l'idée que l'histoire est directement le résultat d'un film d'amateur est forte et laisse espérer un effet réaliste plus important qu'un scénario mise en scène. Dommage, dans le fond ce n'est pas une si bonne idée que de faire durer le suspense sans qu'il n'arrive rien de concret au bout du compte (devant la caméra en tout cas), même si c'est plus réaliste, l'effet ne repose plus alors que sur la peur de l'inconnue, ce qui est trop banal et assez décevant.

D'un autre coté, si les cinéastes amateurs avaient assistés à un sabbat de sorcellerie, ils auraient sans doute eu du mal à continuer à filmer ! dans le making of, on comprend que ce film est une reconstitution d'un projet qui à réellement eu lieu en 1994, les 3 étudiants sont toujours disparus et les bandes vidéos n'ont été retrouvées qu'un an plus tard sous un tas de pierres n'ayant pas bougé depuis des siècles (malheureusement, l'enquête de police est assez maladroite pour laisser un doute) : il reste maintenant à tourner le retour du projet Blair Witch dans lequel on verra sans doute le tournage du n°1 avec ses phénomènes paranormaux cette fois (et garder l'explication complète de la tragédie de la sorcière de Blair pour le n°3), ce qui pourra peut être absoudre le problème de l'exploitation commerciale de la disparition de trois personnes.

 

Les Enfants de Dune ("Children of Dune")

Insipide ! C'est pourtant un joli vidéo-clip de 3h, mais sans la musique ! Une simple bande annonce sans queue ni tête, à quoi bon ? Un ratage d'un génie tel que David Linch, passe encore, mais un ratage anonyme, ça donne plutôt envie de lire l'oeuvre monumentale de Frank Herbert, le plus grand écrivain de SF de tous les temps. Et pourtant, la réalisation est irréprochable ; la seule chose que l'on pourrait critiquer, c'est que l'on a oublié d'engager un scénariste pour faire une adaptation d'une intrigue complète et cohérente parmi l'oeuvre inextricable qu'est Dune. Adaptation, cela veut dire adapter une oeuvre d'un média vers un autre ; on ne peut pas transposer tel quel le livre au cinéma, comme la très mauvaise trilogie cinématographique du Seigneur des Anneaux (serais-je le seul inconditionnel de Tolkien à le penser ?), il faut que le réalisateur s'approprie intégralement l'oeuvre original pour pouvoir oser la transposer dans une nouvelle création, indépendante mais inspirée de l'originale, ce qui est en général une ambition inouïe. A ma connaissance, dans le domaine SF, seul Blade Runner constitue à la fois un chef d'oeuvre littéraire et cinématographique. Passez votre chemin pour les Enfants de Dune.

 

Evolution (Evolution)

Un film bien en adéquation avec la théorie qu'il illustre : stupide ! la réalisation est excellente et parfois intéressante, dommage que le scénario soit inepte : ça ne vaut pas un pet d'alien !

 

Atlantide, l'empire perdu (Atlantis: The Lost Empire)

Luminaires perpétuels, anti-gravité, immortalité : ce dessin animé contient plusieurs éléments assez intéressants, mais depuis quelques décennies, les films Disney comportent une inévitable et regrettable part de vulgarisation, tant dans le graphisme (dessins carrés et animation à 2 sous qui fait penser à une BD dont on tourne rapidement les pages) que dans le scénario, comme si les auteurs choisissaient délibérément le second degré pour ne pas se prendre au sérieux, mais en détruisant la vraisemblance de l'histoire, ce qui est suicidaire et rappelle l'objectif commerciale de l'entreprise. Est-ce vraiment ce genre de dessins animés qui est plébiscité par les enfants ? Pourtant la première demi-heure de l'histoire est assez engageante, mais dès la scène du Léviathan, monstre supposé protéger l'entrée de l'Atlantide, l'histoire devient aussi inepte qu'un Disney moderne classique, hormis quelques scènes intéressantes comme les séquences fantastiques, seul l'humour exprimés par certains personnages sauve un peu l'intérêt (le personnage de la standardiste est excellent). Disney ferait mieux de se contenter de produire le studio Pixar et cesser son activité de studio d'animation, car il ne fait pas honneur à son créateur.

 

Le Droit de tuer ? (A Time to Kill)

Comme dans Ennemi rapproché, ce film est enfermé dans la voie sans issue de la vengeance et de l'auto justice en général. Dans ce cas, le prétexte utilisé est que le racisme ambiant n'aurait pas permis une justice équitable, d'où la nécessité de l'auto justice. Le déroulement du procès est assez intéressant, dans l'ensemble la réalisation est excellente mais le fond du film n'est pas intéressant.

 

Wishmaster 2 (Wishmaster 2: Evil Never Dies)

Raisonnablement débile : un nanar en bon et due forme

 

Cypher (Cypher)

Attention, je suis un agent double employé par le studio concurrent de celui de Cypher pour le descendre avec une critique en bonne et due forme, sans savoir qu'à l'origine, j'était payé par ce dernier pour rédiger une critique dans laquelle je devais simplement faire semblant d'avoir adoré ce film : hé oui, ce thème paranoïde peut être déroulé à l'infini, sans pour autant être forcement captivant (si tous les employés de D.G. Corp. sont des taupes de Sunvalley et réciproquement, ça aurait été plus simple de permuter les noms des sociétés à l'amiable, non ?). Une seule chose vraiment crédible et attirante : la beauté de l'actrice Lucy Liu (également au générique de Kill Bill). Franchement, ce délire juvénile est sans intérêt (sauf la scène de lavage de cerveau qui est audacieuse et dont on ne peut s'empêcher d'y trouver quelque chose de plausible). Cypher n'est pas aussi créatif, original ni intriguant que Cube, dommage.

 

Carrie 2 : La haine (The Rage: Carrie 2)

Pas mal pour un remake. Le problème, c'est que ce n'est pas un remake, c'est une séquelle très mauvaise car il n'y a pas une seule idée nouvelle depuis Carrie 1, ce qui est impardonnable si on considère que Stephen King a très certainement écrit encore beaucoup d'autres oeuvres pouvant être adaptées au cinéma.

 

Ronin (Ronin)

La mise en scène trop rapide ne permet pas de bien saisir les enjeux de la situation au fur et à mesure du déroulement de l'histoire. Du coup, les poursuites infernales en ville perdent leur intérêt. Ce n'est pas pour rien que dans Pulp Fiction, il y a une scène de 5 minutes pour expliquer pourquoi la montre a tant d'importance. Ce défaut concerne aussi Arnaques, crimes & botanique et Usual Suspects.

 

Chat noir chat blanc (Black Cat, White Cat)

Aussi déjanté que le génial Underground, le précédant film d'Emir Kusturica, Chat noir chat blanc est loin d'être aussi intéressant et profond.

 

Darkman (Darkman)

Par Sam Raimi, le réalisateur du génial Mort ou Vif, et aussi des fameux Evil Dead. Hélas, ce film, s'il contient peut être déjà des ingrédients indispensables du chef-d'oeuvre qui suivra (Mort ou Vif), est puéril et sans intérêt. La vengeance et la violence sont employées de façon purement gratuite sans servir le scénario approximatif.

 

Thrives (Thrives)

Il y a des points positifs, mais tellement noyés sous un tas de c... , que cette théorie du complot ne peut qu'alimenter la paranoïa de chacun. Or il vaut mieux cultiver la sérénité plutôt que d'alimenter une telle maladie mentale. Vouloir relier tout à tout n'est pas un crime en soi, certains y sont parvenus, mais très peu en fait, des grands esprits, des poètes : "Aucun phénomène de la nature ne peut être compris intégralement si on l'envisage isolément". En traitant de la théorie de l'interdépendance à la légère, en reliant directement deux faits indépendants, la seule chose qu'on fait est un amalgame, on en revient donc à alimenter la confusion mentale, une maladie mentale de plus.

Pourtant l'idée d'interpréter le sens des dessins (E.T.) dans les champs de blé était franchement excellente, dommage que l'ensemble soit un peu trop n'importe quoi. Par exemple, quel est le lien entre les dessins E.T. et la finance mondiale ? Réponse : La circulation harmonieuse des flux sur la planète, via le fameux modèle du tore exposé comme principe central du documentaire : les E.T. nous inviteraient à plus d'harmonie et donc d'efficacité pour la prospérité (Thrives) de la planète. Dont acte !

Et comment produire de l'énergie à bon marché ? Via une nouvelle sorte de groupe électrogène simple, sans doute protégé par un tas de brevets, car on n'en sait pas plus au niveau de son principe de fonctionnement, dommage ! Au final cela ne sert pas à grand chose d'énumérer des théories comme dans un catalogue, si celles-ci ne sont pas plus étayées du point de vue scientifique (il parait que toutes les références sont disponibles sur leur site internet...) ; il n'y aura pas de nouvel age d'or sur la planète avec davantage de maladies mentales.

 

Battle Royale (Battle Royale)

Pour lutter contre la violence à l'école, le pouvoir politique instaure une sorte de loi martiale : la "Battle Royale" sous forme d'un jeu tout aussi inepte que Marche ou crève, le célèbre (mauvais) roman de Stephen King. Pourtant, il y a bien une logique sous-jacente à cette idée : si le monde est violent et cruel, c'est bien parce que ses habitants le sont. Mais faut-il éduquer la jeunesse coûte que coûte ? Par l'exemple ou au contraire par l'absurdité du contre-exemple ? Faut-il refuser le jeu ? Faut-il se battre pour survivre ? Est-ce qu'un comportement loyal est plus propice qu'un comportement impitoyable ? Est-ce qu'un message philosophique m'a échappé dans ce film ? Même si le film soulève des questions certainement intéressantes, il apporte peu ou pas de réponses et la petite démonstration est très indigeste : j'en reste sur mon premier avis : ce film est inepte !

 

Austin Powers 2 : L'espion qui m'a tirée (Austin Powers 2: The Spy Who Shagged Me)

Austin a perdu son mojo (son fameux "Powers" séducteur), ça devait arriver ! il chute donc de génial à simplement vulgaire.

 

Cosmos 1999 saison 1 vol.1

Des lacunes dans les scénarios des épisodes (quand ils ne sont pas franchement mauvais), dommage car la série ne manque pas de charme : un peu de nostalgie quand même, pour une série qui a marqué mon enfance.

 

The Queen (The Queen)

L'extinction des cerfs, la fin de la noblesse, ainsi va la triste époque dans laquelle nous vivons. Si les moeurs de la société se relâchent, alors inévitablement cela doit toucher aussi sa noblesse, et les frasques d'une princesse qui scandalisent tout le monde fait vendre des journaux. Pourtant, être charitable et populaire n'est pas un crime, alors où est la morale là dedans ? La population des chasseurs ne peut excéder celle des grands gibiers, il y a un équilibre, qui peut être rompu du simple fait de la stupidité des chasseurs, qui n'ont alors plus de raison d'être : ils doivent donc disparaîtrent avant toutes les espèces menacées, pour n'avoir su s'adapter à l'évolution de la société. En fin de compte je ne voie pas où est l'intérêt du film, après tout il ne s'agit que de problèmes de riches ! On pourrait s'émouvoir de la noblesse d'une femme, ou bien de sa grandeur politique (encore faudrait-il la connaître davantage), mais pas d'une espèce sociologique qui a vocation à s'éteindre.

 

Virus (Virus)

Les effets spéciaux sont excellents. L'idée d'une intelligence inconnue capable de s'organiser à partir d'éléments de récupération mécaniques et biomécaniques est assez intéressante, mais sur le fond, voir The Arrival.

 

Anaconda (Anaconda)

Histoire d'un serpent méchant, c'est tout. Comme pour Jurassic Park, il s'agit d'un documentaire animalier de fiction ; si vous voulez avaler des couleuvres à n'en plus finir, vous pouvez regarder ce film, sinon préférez un bon vieux Cousteau.

 

Alerte ! (Outbreak)

Un film hyper conventionnel, un simple film cliché sans surprise qui respecte à la lettre les conventions du film catastrophe. Pourtant, il y a des points communs avec Dans la ligne de mire, le précédant film de W. Peterson, qui est un chef-d'oeuvre.

 

Grégoire Moulin contre l'humanité (Gregoire Moulin vs. Humanity)

Le premier quart d'heure est super, mais ça tourne vite au catalogue de contrariétés.

 

Chapeau melon et bottes de cuir (The Avengers)

Ça sent l'histoire sur commande. Le film à énormément de style dans la mise en scène, mais la pauvreté du scénario crève les yeux.

 

Alice au pays des merveilles (1951) (Alice in Wonderland)

Seule la première demi-heure est merveilleuse, ensuite le thème du dessin animé bascule vers l'apologie du non-sens, ce qui est formellement insensé et ennuyeux. Le merveilleux n'est probablement jamais insensé.

 

Ennemis rapprochés (The Devil's Own)

En traitant de l'absurdité de la vengeance et du terrorisme irlandais, le film enfonce une porte ouverte. Comment faire un film sur ce sujet qui ne soit ni complaisant ni une condamnation, de telle sorte qu'il puisse intéresser les cinéphiles ? Il faut une histoire indépendante ayant une consistance à part entière ou bien alors il faut faire le tour de la question en poussant la logique de la vengeance jusqu'à son terme comme frank Herbert dans son livre La mort blanche où un biologiste touché par le terrorisme conçoit une arme bactériologique...

 

Poursuite (Chain Reaction)

Si l'on disposait d'une énergie bon marché, l'économie de la planète s'effondrerait et des guerres s'en suivraient. A Partir de ce constat plus que vraisemblable, il est clair qu'une découverte scientifique dans ce domaine serait sensible voire critique, d'où l'idée de contrôler de façon drastique (organisation paramilitaire secrète et pseudo-gouvernementale) la recherche au détriment des plus grand idéaux de solidarité et de paix tels que l'on pourrait en rêver dans un monde utopique.

L'idée de base du film est excellente mais le style de la course poursuite ne colle pas bien avec ce sujet. Par ailleurs le thème de cette lutte de pouvoir est un cliché récurrent issu d'une paranoïa collective subconsciente persistante et ne présente aucun intérêt. Si l'histoire se produit réellement, le scénario sera plus subtil et troublant.

 

A.I. Intelligence artificielle (Artificial Intelligence: AI)

Ce scénario est lamentable : Spielberg nous propose une vision robotique de la faculté de rêver qui est... cauchemardesque ! à croire que le Spielberg des merveilleux "Les Aventuriers de l'arche perdue" et "Rencontre du 3ème type" a été cloné par un androïde qui est l'imposteur de l'ancien fabriquant de rêves, lesquels rêves sont maintenant étriqués dans un scientisme apocalyptique.

 

Dogma (Dogma)

L'idée de scénario de ce film est plutôt intéressante : deux démons surhumains, blasés par leur immortalité, veulent exploiter une astuce pour réintégrer le ciel à partir d'une loi "religieuse" purement formelle stipulant que tous ceux qui passent sous un porche sacré verront leurs péchés expiés (exactement comme pour le jubilé catho !). De plus, il y a certaines idées excellentes comme par exemple celle justifiant l'impossibilité pour Dieu de venir en aide à l'humanité à cause du fait que son "âme" est prisonnière d'un corps moribond maintenu artificiellement en vie par acharnement thérapeutique. Malgré cela, ce film tourne en dérision son matériel de base, au lieu par exemple d'exploiter, quitte à tergiverser, l'inconsistance de l'expiation formelle du catholicisme. Au bout du compte le film tombe dans la vulgarité sans intérêt, comme une sorte de défoulement sans distinction ni discernement ni raison.

 

Hannibal (Hannibal)

A l'épisode précédant, Hannibal le cannibale s'était évadé, maintenant il faut l'arrêter à nouveau. Bon, c'est vrai que c'est un peu lège comme histoire, mais avec une pincée de romantisme et une bonne dose de trash-sadisme, ça fait un film de plus !

 

Affliction (Affliction)

Les histoires de cas sociaux sont sans intérêt lorsqu'elles sont traitées sur le simple mode documentaire comme Affliction ou Sleepers (légèrement plus intéressant) et même avec style comme Raging Bull. Pour que le drame social captive l'attention, la dérision est très efficace comme dans U-Turn ou bien Fargo pour ce qui concerne les histoires vraies. La générosité permet également de rendre le sujet intéressant dans Simples Secrets.

 

Les Parasites (Les parasites)

Une pâle version de l'excellent "Le Père Noël est une ordure". Les personnages à caractère, qui étaient comiques dans ce dernier, sont ici pathétiques ou simplement cruels. Seul le rôle du fumeur de shit est assez sympathique. Il y a en tout pas plus de 3 ou 4 répliques drôles dans le film.

 

Le Roi Léo (Janguru taitei)

Les dessins des lions sont superbes et leur animation est correcte, cependant, les dessins des autres animaux sont plus minimalistes. Mais ce n'est pas le défaut rédhibitoire de cette série TV, dont quelques bribes ont marquées durablement ma petite enfance : les histoires de cette première partie (26 épisodes) sont totalement indigentes : cela n'aurait aucun sens de vouloir remplir la tête, fût-elle celle d'un enfant, avec une telle densité de vide, dommage, car le personnage principal est un héro attachant, mais les histoires sont tristes et déprimantes (en plus d'être sans intérêt). C'est sans doute une autre saison qui m'est restée en mémoire (je me souviens seulement du générique avec le roi loin qui courrait sans fin dans la savane).

 

AntiTrust (Antitrust)

De la première à la dernière seconde, le fil de l'histoire est quasi-téléphonique, en suivant rigoureusement un schéma tendancieux et purement idéologique, dans le sens le plus péjoratif du terme. Tendancieux donc ennuyeux comme un tract gauchiste, c'est tout juste si on n'entend pas les bruits de sabot à chaque scène. Antitrust est un parfait cliché paranoïaque du type Big Brother avec une forte prépondérance à l'anti-Microsophisme primaire. Il ne présente aucun écart notable par rapport à la norme mondiale -bien connue- du cliché cinématographique. Pour que tout le monde puisse comprendre le propos, l'étape obligée de niaisification consiste en un lessivage populisant de tout technicité, aussi bien dans les concepts que dans le vocabulaire informatique et les copies d'écran (si il y a "root" d'affiché à l'écran, c'est que le héro est en train de faire une opération FONDAMENTALE sur le système : ouch ! suspense !). On voit bien que les scénaristes se sont donnés du mal pour offrir un habillage plausible et mollement consensuel à la vacuité de cette "oeuvre". Un navet d'une telle perfection pourrait légitiment prétendre au titre de nanar, cependant il n'y a rien de rigolo dans ce délire parano.

 

The Arrival (The Arrival)

L'intrigue est assez bien développée mais les films basés sur des histoires d'extraterrestres cherchant à conquérir la terre sont presque toujours des navets. Pour que le thème puisse prendre, il faut apporter quelque chose en plus du scénario de base, comme peut être une psychose collective (la guerre des mondes), ou sinon un sérieux motif d'envahissement. En effet, la maîtrise les voyages intersidéraux doit vraisemblablement être liée à un haut niveau de civilisation, donc difficilement compatible avec la volonté d'envahir une planète de misère. De même que dans Virus, le prétexte de l'hostilité extraterrestre repose naïvement sur la méchanceté de l'homme (d'où sa qualification de "nuisible"), mais la contradiction est que les extraterrestres s'avèrent toujours pires que les humains dans ce genre de navets. Il faudrait recenser les films réussis sur ce thème. L'astuce d'un film comme Alien, c'est que ce sont les humains qui vont trouver une vie E.T. (et non l'inverse), laquelle s'avère être hostile. Le génie d'un film tel que Life Force consiste à jouer subtilement avec la mythologie et le fantastique.

 

Postman (The Postman)

Le syndrome du sauveur politique dans une société post-apocalyptique. Pourquoi ce film est raté alors que Danse avec les loups, très réussi, était également fondé sur le thème de la survivance humaine en milieu hostile ? Parce que Postman fait exploser les limites de l'ambition dans le film à message : en rétablissant petit à petit les services publics et la justice républicaine dans un monde barbare, on peut arriver à recréer progressivement un début de civilisation, il suffit d'y croire, même si le projet est improvisé par le héros au début du film. Qui dit mieux ?

 

Donjons et dragons (Dungeons & Dragons)

Une vrai recherche artistique... et une grande recherche également dans la niaiserie de l'histoire et des dialogues. Dommage, car les personnages et le décor étaient prometteurs.

 

Roméo + Juliette (Romeo + Juliet)

Putain, j'sais pas qui c'est qu'a écrit cette histoire, mais c'est vraiment nul à chier !

 

Retroactive (Retroactive)

Que diriez-vous de voir et revoir un navet en boucle continue ? C'est ce que vous propose ce film qui, sous prétexte d'un artifice de SF (les recherches ultra-secrètes du gouvernement !), vous fait remonter plusieurs fois dans le temps pour revivre la même scène affligeante avec quelques variantes toutes plus nulles les unes que les autres. Il faut quand même avoir de la suite dans les idées pour infliger une chose pareille !

 

Irréversible (Irréversible)

Quel scénario peut justifier de longues scènes de trash ? Je ne suis pas convaincu que celui-ci le fasse. La caméra flottante donne la nausée du début jusqu'à la fin, et elle ne s'arrête que pour que le spectateur ne perde pas une miette de violence (ce film est de loin le plus violent des 500 derniers que j'ai vus). Le scénario à l'envers est original, mais bien que cela ait un lien avec le titre du film, on se demande si ce n'est pas une sorte de caractère satanique. Très indigeste et un poil prétentieux.

 

Au-delà du réel - Saison 1 (The Outer Limits)

Le "pitch" de la série tient sur un timbre poste : "On a un stock de masques d'aliens en caoutchouc à 1 dollar pièce, combien d'épisodes on peut en tirer ?"

Au-delà du réel - Saison 1

 

Au-delà du réel - Saison 2 (The Outer Limits)

Au-delà du réel - Saison 2

 

Le Masque de Zorro (The Mask of Zorro)

Et voilà le travail : la magnifique légende de Zorro est définitivement enterrée par ce navet rigoureux.

 

Astérix et Obélix contre César (Asterix and Obelix Take on Caesar)

Film sans intérêt : la reconstitution est excellente mais le scénario est absolument nul. Une erreur impardonnable à été de tourner en dérision les druides comme de simples charlatans ou illusionnistes, ce qui n'est jamais le cas dans les BD, car c'est l'idée maîtresse de la série. Une autre erreur stupide est d'avoir attribué à César quasiment un rôle de lopette ; or si l'adversaire n'a pas de valeur, le village gaulois n'a plus rien d'héroïque. Uderzo affirme lui-même dans une interview que la mise en chair et en os de ses personnages n'est pas souhaitable. La présence de cette interview sur le DVD annonce-t-elle une nouvelle forme de cynisme commerciale ? Pourtant l'adaptation de BD compte des exemples de réussite brillante comme par exemple Judge Dredd avec Stalone.

 

The Craft (The Craft)

La sorcellerie est à la mode, mais les bons scénarios, ça ne courent pas les rues en ce moment.

 

Traque sur Internet (The Net)

Et si on met un peu d'Internet dans le film, ça fera plus branché, non ? Ya qua mettre deux ou trois scènes avec un mot de passe difficile à trouver et alors le héros il le trouve car il est rusé. Polar sans ambitions.

 

Batman & Robin (Batman & Robin)

Le scénario a sans doute été créé de toute pièce par un ordinateur à partir d'un certain nombre d'ingrédients recommandés par un gestionnaire.

 

Sphere (Sphere)

L'élite intellectuelle des états unis est regroupée pour percer un mystère au fond de l'océan : l'histoire ne décollera jamais du fond, et creusera même dans la vase. Un scénario issu d'une lignée de super nanars hollywoodiens.

 

The X-files (The X Files)

Ce film est une simple exacerbation paranoïde du complot E.T. voulant envahir la terre. Un petit + quand même, pour atteindre un tel niveau de débilité, cela ne peut pas être fait au hasard ou par négligence, il faut plancher très dur pour concentrer autant de niaiseries et de clichés au cm2 de pellicule. Chaque mot de chaque phrase est téléphoné au spectateur jusqu'au paroxysme de l'ennui. Le point culminant de cette ineptie est cet amalgame déconcertant du maïs transgénique porteur d'un virus E.T. menaçant la terre, ça c'est fort quand même, non ? (et encore, par réserve, je ne vous ais pas dis que le virus était propagé par une armée d'abeille d'élevage transportant le pollen de maïs, outch !). Et pourquoi pas imaginer, pendant qu'on y est, que des producteurs d'Hollywood ont été contaminés par une maladie E.T. qui leur fait produire des films afin d'affliger massivement la conscience de l'humanité ? Cela étant dit, cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de base E.T. en antarctique. Je n'ai pas vu la série, mais maintenant, je ne suis pas pressé. Voir aussi ma jolie collection de navets envahissants : The Arrival, Virus, Sphere, ...

 

Perdu dans l'espace (Lost in Space)

Une véritable compilation de tout ce qui se fait de plus con dans le domaine de la S.F.

 

Les Couloirs du temps: Les visiteurs 2 (The Corridors of Time: The Visitors II)

Ce documentaire sur l'enfer des acteurs de cinéma se regarde avec la mâchoire crispée et les yeux écarquillés.

 

Les Derniers jours d'Emmanuel Kant (The Last Days of Immanuel Kant)

Le film le plus nul que j'ai jamais vu, parmi ceux que je suis parvenu à voir jusqu'au bout (comme si j'étais un critique professionnel), dans le plus pur style d'auteur français, c'est-à-dire d'un ennui inconcevable.

 

Wild Wild West (Wild Wild West)

Idiot ! les 20 premières minutes sont nulles. Le reste est peut être pire. Même la célèbre musique originale de la série a été remplacée par une musique insipide. Décidément, l'entreprise hollywoodienne d'éradication des mythes est implacable !

 

 

Document réalisé avec DVDClass : Le logiciel pour estimer les scores imdb des films

http://patrice.dargenton.free.fr/ : Patrice Dargenton : Mon bilan culturel : Mes classements